Camponotus dolendus

Asie

1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :

FAMILLE : Formicidae

SOUS FAMILLE : Formicinae

TRIBU : Camponotini

GENRE : Camponotus

ESPÈCE : Camponotus dolendus

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Décrite par Auguste Forel en 1892

NOMS VERNACULAIRES : “Fourmi charpentière dorée d’Asie” ou en anglais “Asian golden carpenter ant”

SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Pas de synonyme et d’ancien nom.

ÉTYMOLOGIE GENRE :Campo” est une racine du grec “kampê”, signifiant “courbé/penché” et “notus” une racine latine signifiant “dos“.

ÉTYMOLOGIE ESPÈCE :dolendus” vient du latin “doleo” qui signifie “douloureux”.

2) MORPHOLOGIE IDENTIFICATION :

 TAILLE GYNE : 14-16 MM

TAILLE OUVRIÈRES : 6-11 MM

TAILLE MAJORS : 11-13,5 MM
TAILLE MÂLES :  5-8MM

MORPHISME : Cette espèce est polymorphe avec des ouvrières parfois 2 fois plus grande que d’autres.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCE CRYPTIQUE : Non, elle se distingue aisément des autres fourmis de son biotope bien que beaucoup de fourmis du même milieu propose une physionomie et des couleurs similaires comme Camponotus auriventris, Camponotus pseudolendus ou encore Camponotus parius.

DESCRIPTION : Camponotus dolendus est une fourmi de couleur grise possédant une pilosité importante qui lui confère un aspect général esthétique et de magnifiques reflets dorés. La gyne présente une coloration similaire mais a un gastre légèrement plus doré que les ouvrières. La pubescence est dense et très bien développée. Il existe un énorme polymorphisme de la classe ouvrière.

Les ouvrières sont différenciées en trois types selon leur taille : minor, média, major. Les plus gros majors peuvent atteindre une taille similaire à la gyne, et possèdent de puissantes mandibules entraînant des morsures pouvant être douloureuses. Cette espèce n’a pas d’aiguillon mais possède de l’acide formique.

3) BIOLOGIE :

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Forêts subtropicales asiatiques diverses (bambou, zone très humide, parfois mangrove ou canopée). C’est une espèce très commune qui niche également en zone semi-urbaine voire dans les parcs et jardins des zones urbaines.

NIDIFICATION : Les nids sont polydomiques, creusé à même la terre, dans le bois mort en décomposition, sous les pierres ou dans les cavités du bois vivant.

DÉMOGRAPHIE : A maturité, une colonie peut atteindre les 30 000 individus. Cependant, les cas de colonies maintenues avec succès jusqu’à leur maturité sont rares. Il s’agit d’une espèce sensible au stress, dont il faut particulièrement soigner l’alimentation, les fondations peuvent être très capricieuses, elles ont besoin de calme et sont lentes à démarrer.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Camponotus dolendus est une Camponotus très rapide et très vive. Elle est peu craintive et très agressive. Elle arrive facilement à s’échapper et se montre très souple. Elle est ubiquiste, opportuniste et quasiment arboricole. Dans la nature, elle élève des punaises pour en obtenir du miellat. Elles sont très actives, colonisent de grande surface au sol et en hauteur grâce à des systèmes très pointus de phéromones. Elles sont diurnes et nocturnes et pratiquent occasionnellement le tandem-running.

ALIMENTATION : Dans la nature cette espèce se nourrit principalement de liquides sucrés, fruits, ou tout autre aliment sucré. Elles sont voraces et opportunistes. Elles élèvent divers types d’aphides et de punaises pour en obtenir des liquides sucrés.

PÉRIODE D’ESSAIMAGE : Entre Juin et Septembre.

GYNIE : Cette espèce est monogyne.

FONDATION :  Indépendante et Claustrale. Après l’essaimage, les gynes creusent une loge dans la terre et ne se nourrissent pas jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Exogène hétérodynamique. Étant une espèce tropicale Camponotus dolendus nécessite une diapause à des températures moyennes de 18°C durant quelques semaines.

4) RÉPARTITION

Camponotus dolendus se repartie en Asie subtropicale c’est à dire en Chine, en Inde et dans les pays aux alentours. On l’observe jusqu’à 600 mètres d’altitude.

5) ÉLEVAGE :

 

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN :  La température doit être comprise entre 23°C et 28°C toute l’année pour des colonies provenant de Chine.

La température influencera le temps de développement du couvain. D’environ un mois pour une ouvrière minor à la température idéale, elle pourra aller jusqu’à deux mois et demi pour les majors, attention cependant à ne pas surchauffer.

INSTALLATION : Une fondation classique en tube à essai conviendra facilement à cette espèce qui s’accommodera par la suite de tout type de nid. Un terrarium au biotope semi-tropical peut aussi faire l’affaire, attention tout de même à ce que celui-ci soit de taille suffisante pour maintenir une colonie adulte sans compromettre la visibilité. Attention, cette espèce à une forte démographie et les 3 premières années, le développement est souvent fulgurant. Veillez à toujours avoir un set up à la taille des besoins de la colonie.

HYGROMÉTRIE  : On gardera cette espèce entre 65 et 80% d’hygrométrie dans l’air. À noter que ce paramètre est très important, une colonie en manque d’eau peut rapidement connaitre un pic de mortalité.

DIAPAUSE :  On les gardera 2 mois à environ 18°C. Les ouvrières fourrageront encore mais la gyne ne pondra pas durant cette période.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : En élevage, on nourrit cette espèce avec du pseudo-miellat (en variant régulièrement les recettes) et des insectes ou bouts de viandes crues. Elles sont omnivores et opportunistes.

FOREUSE ? : Oui, si la colonie manque de place.

DÉTAILS À AJOUTER : Une espèce très intéressante et de grande taille qui par ses nombreuses qualités comblera de nombreux éleveurs.  On peut facilement la comparer à l’africaine Camponotus cinctellus pour sa ressemblance physique mais avec des conditions de maintiens bien différentes. Si la colonie est maintenue dans de bonnes conditions, vous pourrez rapidement voir apparaitre des sexués aux alentours de la troisième année.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE  : Espèce plutôt facile qui ravira les éleveurs voulant débuter dans l’élevage de fourmis exotiques grâce à son développement rapide et son activité continue.

La seule potentielle difficulté ici sera de veiller à garder une bonne hygrométrie. De nombreux éleveurs ont perdu leurs colonies parfois très grandes à la suite de canicule ou d’inattention.

Sources et crédits :

– pixabay stokpic
– ebuy7
– Instagram @graine_de_gaia et @one_ants
– antsfromasia.com

FICHE RÉDIGÉE PAR ONE_ANTS avec le soutien photographique de Graine De Gaïa. 

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