Camponotus nicobarensis

Asie

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FAMILLE : Formicidae

SOUS FAMILLE : Formicinae

TRIBU : Camponotini

GENRE : Camponotus (Sous-genre Tanaemyrmex)

ESPÈCE : Camponotus nicobarensis

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Première espèce de fourmi décrite aux îles Nicobar par Gustav Mayr en 1865.

NOMS VERNACULAIRES : “Fourmi charpentière” ou en anglais “Asian carpenter ant”, également appelée “sugar ants” ou “fourmis à sucre”.

SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Pas de synonyme et d’ancien nom.

ÉTYMOLOGIE GENRE : “Campo” est une racine du grec “kampê”, signifiant “courbé/penché” et “notus” une racine latine signifiant “dos“.

ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : “nicobar” en référence aux îles Nicobar, un archipel d’Asie du Sud Est où elle a été découverte. Ainsi que le suffixe latin “ensis” signifiant « qui vit dans/ qui habite ».

TAILLE GYNE : 14-16 MM
TAILLE OUVRIÈRES : 6-10 MM
TAILLE MAJORS : 11-13,5 MM
TAILLE MÂLES :  8-9 MM

MORPHISME : Cette espèce est polymorphe avec des ouvrières parfois 2 fois plus grandes que d’autres.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCE CRYPTIQUE :  Camponotus nicobarensis est très régulierement confondue avec Camponotus exiguoguttatus, les deux expèces se distinguent par la pilosité : longue et éparse pour C. exiguoguttatus, courte et dense pour Camponotus nicobarensis. On notera egalement l’existence de deux sous-espèces, Camponotus nicobarensis monticola et Camponotus nicobarensis rabbani. Ainsi qu’une espèce relativement similaire mais moins commune et assez simple à identifier : Camponotus habereriµ.

DESCRIPTION : Camponotus nicobarensis est une espèce asiatique de taille moyenne, arborant des couleurs dans les nuances du brun voir orange. La physogastrie est souvent imposante, le gastre est parfois rayé et la pilosité est plutôt fine, peu abondante.

Les ouvrières sont différenciées en trois types selon leur taille : minor, média, major. Les plus gros majors peuvent atteindre une taille similaire à la gyne, et possèdent de puissantes mandibules entraînant des morsures pouvant être douloureuses. Cette espèce n’a pas d’aiguillon mais possède de l’acide formique.

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Forêts subtropicales asiatiques diverses (bambou, zone très humide, parfois mangrove ou canopée). C’est une espèce très commune qui niche également en zone semi-urbaine voire dans les parcs et jardins des zones urbaines.

NIDIFICATION : Les nids sont polydomiques, creusé à même la terre, dans le bois mort en décomposition, sous les pierres ou dans les cavités du bois vivant.

DÉMOGRAPHIE : A maturité, une colonie peut atteindre les 30 000 individus. Cependant, les cas de colonies maintenues avec succès jusqu’à leur maturité sont rares. Il s’agit d’une espèce sensible au stress, dont il faut particulièrement soigner l’alimentation, les fondations peuvent être très capricieuses, elles ont besoin de calme et sont lentes à démarrer.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Camponotus nicobarensis est une Camponotus très rapide et très vive. Elle est peu craintive et très agressive et son développement est très rapide. Elle arrive facilement à s’échapper et se montre très souple. Elle est ubiquiste, opportuniste et quasiment arboricole. Dans la nature, elle élève des punaises pour en obtenir du miellat. Elles sont très actives, colonisent de grandes surfaces au sol et en hauteur grâce à des systèmes très pointus de phéromones. Elles sont diurnes et nocturnes et pratiquent occasionnellement le tandem-running. On observe parfois des symbioses avec des plantes.

ALIMENTATION : Dans la nature cette espèce se nourrit principalement de liquides sucrés, fruits, ou tout autre aliment sucré. Elles sont voraces et opportunistes. Elles élèvent divers types d’aphides et de punaises pour en obtenir des liquides sucrés.

PÉRIODE D’ESSAIMAGE : Les essaimages se font au début de la saison des pluies dans leur habitat naturel, de Juin à fin Octobre en fonction de la localité.

GYNIE : Cette espèce est à dominance monogyne mais des colonies oligogynes (souvent confondues avec la polygynie) sont parfois observées en captivité. A noter qu’aucune preuves ne montrent un développement plus rapide chez Camponotus lorsque plusieurs gynes sont présentes dans le nid. Selon les modèles théoriques, la vitesse de développement serait d’ailleurs la même, les gynes bloquant chimiquement et cycliquement la ponte de leur congénère de sorte à n’avoir qu’un seul individu “pondeur” par période. Chez Camponotus nicobarensis, la fondation peut s’effectuer par pléométrose.

FONDATION :  Indépendante et Claustrale. Après l’essaimage, les gynes creusent une loge dans la terre et ne se nourrissent pas jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Exogène hétérodynamique. Étant une espèce subtropicale voire tropicale Camponotus nicobarensis nécessite une diapause, mais à des températures moyennes de 18°C durant quelques semaines.

Camponotus nicobarensis se répartie en Asie subtropicale c’est à dire en Chine, en Indonésie, en Malaisie, en Inde et dans les pays aux alentours. On l’observe jusqu’à 600 mètres d’altitude.

https://antmaps.org/?mode=species&species=Camponotus.nicobarensis


TEMPÉRATURE DE MAINTIEN :  La température doit être comprise entre 23°C et 28°C toute l’année pour des colonies provenant de Chine.

La température influencera le temps de développement du couvain. D’environ un mois pour une ouvrière minor à la température idéale, elle pourra aller jusqu’à deux mois et demi pour les majors, attention cependant à ne pas surchauffer. La nymphose se fait dans un cocon, les nymphes nues sont un signe d’hygrométrie trop importante, ils donneront généralement des imagos handicapés ou ne donneront rien et seront mis au dépotoir.

INSTALLATION : Une fondation classique en tube à essai conviendra facilement à cette espèce qui s’accommodera par la suite de tout type de nid. Un terrarium au biotope semi-tropical peut aussi faire l’affaire, attention tout de même à ce que celui-ci soit de taille suffisante pour maintenir une colonie adulte sans compromettre la visibilité. Attention, cette espèce a une forte démographie et les 3 premières années, le développement est souvent fulgurant. Veillez à toujours avoir un set up à la taille des besoins de la colonie. Les évasions seront fréquentes si votre installation n’est pas sécurisée.

HYGROMÉTRIE  : On gardera cette espèce entre 65 et 80% d’hygrométrie dans l’air. À noter que ce paramètre est très important, une colonie en manque d’eau peut rapidement connaitre un pic de mortalité.

DIAPAUSE :  On les gardera 2 à 3 mois à environ 16-18°C de janvier à mars. Les ouvrières fourrageront encore mais la gyne ne pondra pas durant cette période.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : En élevage, on nourrit cette espèce avec du pseudo-miellat (en variant régulièrement les recettes) et des insectes ou bouts de viandes crues. Elles sont omnivores et opportunistes.

FOREUSE ? : Oui, surtout si la colonie manque de place.

DÉTAILS À AJOUTER : Une espèce très intéressante et de grande taille qui par ses nombreuses qualités comblera de nombreux éleveurs. Si la colonie est maintenue dans de bonnes conditions, vous pourrez rapidement voir apparaitre des sexués aux alentours de la troisième année. Le développement sera fulgurant et permettra des observations exceptionnelles.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE  : Espèce plutôt facile qui ravira les éleveurs voulant débuter dans l’élevage de fourmis exotiques grâce à son développement rapide et son activité continue.

La seule potentielle difficulté ici sera de veiller à garder une bonne hygrométrie. De nombreux éleveurs ont perdu leurs colonies parfois très grandes à la suite de canicule ou d’inattention.

L’espèce reste néanmoins très adaptable aux petites erreurs et c’est pourquoi elle n’a pas volé son titre de best-seller de l’exotique depuis maintenant de nombreuses années. Boosté par Youtube, les nombreuses informations à son sujet, ses caractéristiques attrayantes et son prix souvent très bas, surtout chez les revendeurs en Asie.
Attention à bien comparer les prix avant achat, en effet l’espèce est parfois sujette à des abus au niveau des tarifs chez certains vendeur européens.

Instagram : damienwillerval ; one_ants ; myrmicants ; triturus_breeding

Photo de Boulette et Mahery.
Yann Margollé – Le bestiolarium
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Fourmisquebec.com

Fiche rédigée par Mahé.

1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :

FAMILLE : Formicidae

SOUS FAMILLE : Formicinae

TRIBU : Camponotini

GENRE : Camponotus (Sous-genre Tanaemyrmex)

ESPÈCE : Camponotus nicobarensis

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Première espèce de fourmi décrite aux îles Nicobar par Gustav Mayr en 1865.

NOMS VERNACULAIRES : “Fourmi charpentière” ou en anglais “Asian carpenter ant”, également appelée “sugar ants” ou “fourmis à sucre”.

SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Pas de synonyme et d’ancien nom.

ÉTYMOLOGIE GENRE : “Campo” est une racine du grec “kampê”, signifiant “courbé/penché” et “notus” une racine latine signifiant “dos“.

ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : “nicobar” en référence aux îles Nicobar, un archipel d’Asie du Sud Est où elle a été découverte. Ainsi que le suffixe latin “ensis” signifiant « qui vit dans/ qui habite ».

2) MORPHOLOGIE IDENTIFICATION :

TAILLE GYNE : 14-16 MM
TAILLE OUVRIÈRES : 6-10 MM
TAILLE MAJORS : 11-13,5 MM
TAILLE MÂLES :  8-9 MM

MORPHISME : Cette espèce est polymorphe avec des ouvrières parfois 2 fois plus grandes que d’autres.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCE CRYPTIQUE :  Camponotus nicobarensis est très régulierement confondue avec Camponotus exiguoguttatus, les deux expèces se distinguent par la pilosité : longue et éparse pour C. exiguoguttatus, courte et dense pour Camponotus nicobarensis. On notera egalement l’existence de deux sous-espèces, Camponotus nicobarensis monticola et Camponotus nicobarensis rabbani. Ainsi qu’une espèce relativement similaire mais moins commune et assez simple à identifier : Camponotus habereriµ.

DESCRIPTION : Camponotus nicobarensis est une espèce asiatique de taille moyenne, arborant des couleurs dans les nuances du brun voir orange. La physogastrie est souvent imposante, le gastre est parfois rayé et la pilosité est plutôt fine, peu abondante.

Les ouvrières sont différenciées en trois types selon leur taille : minor, média, major. Les plus gros majors peuvent atteindre une taille similaire à la gyne, et possèdent de puissantes mandibules entraînant des morsures pouvant être douloureuses. Cette espèce n’a pas d’aiguillon mais possède de l’acide formique.

3) BIOLOGIE :

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Forêts subtropicales asiatiques diverses (bambou, zone très humide, parfois mangrove ou canopée). C’est une espèce très commune qui niche également en zone semi-urbaine voire dans les parcs et jardins des zones urbaines.

NIDIFICATION : Les nids sont polydomiques, creusé à même la terre, dans le bois mort en décomposition, sous les pierres ou dans les cavités du bois vivant.

DÉMOGRAPHIE : A maturité, une colonie peut atteindre les 30 000 individus. Cependant, les cas de colonies maintenues avec succès jusqu’à leur maturité sont rares. Il s’agit d’une espèce sensible au stress, dont il faut particulièrement soigner l’alimentation, les fondations peuvent être très capricieuses, elles ont besoin de calme et sont lentes à démarrer.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Camponotus nicobarensis est une Camponotus très rapide et très vive. Elle est peu craintive et très agressive et son développement est très rapide. Elle arrive facilement à s’échapper et se montre très souple. Elle est ubiquiste, opportuniste et quasiment arboricole. Dans la nature, elle élève des punaises pour en obtenir du miellat. Elles sont très actives, colonisent de grandes surfaces au sol et en hauteur grâce à des systèmes très pointus de phéromones. Elles sont diurnes et nocturnes et pratiquent occasionnellement le tandem-running. On observe parfois des symbioses avec des plantes.

ALIMENTATION : Dans la nature cette espèce se nourrit principalement de liquides sucrés, fruits, ou tout autre aliment sucré. Elles sont voraces et opportunistes. Elles élèvent divers types d’aphides et de punaises pour en obtenir des liquides sucrés.

PÉRIODE D’ESSAIMAGE : Les essaimages se font au début de la saison des pluies dans leur habitat naturel, de Juin à fin Octobre en fonction de la localité.

GYNIE : Cette espèce est à dominance monogyne mais des colonies oligogynes (souvent confondues avec la polygynie) sont parfois observées en captivité. A noter qu’aucune preuves ne montrent un développement plus rapide chez Camponotus lorsque plusieurs gynes sont présentes dans le nid. Selon les modèles théoriques, la vitesse de développement serait d’ailleurs la même, les gynes bloquant chimiquement et cycliquement la ponte de leur congénère de sorte à n’avoir qu’un seul individu “pondeur” par période. Chez Camponotus nicobarensis, la fondation peut s’effectuer par pléométrose.

FONDATION :  Indépendante et Claustrale. Après l’essaimage, les gynes creusent une loge dans la terre et ne se nourrissent pas jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Exogène hétérodynamique. Étant une espèce subtropicale voire tropicale Camponotus nicobarensis nécessite une diapause, mais à des températures moyennes de 18°C durant quelques semaines.

4) RÉPARTITION

Camponotus nicobarensis se répartie en Asie subtropicale c’est à dire en Chine, en Indonésie, en Malaisie, en Inde et dans les pays aux alentours. On l’observe jusqu’à 600 mètres d’altitude.

5) ÉLEVAGE :

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN :  La température doit être comprise entre 23°C et 28°C toute l’année pour des colonies provenant de Chine.

La température influencera le temps de développement du couvain. D’environ un mois pour une ouvrière minor à la température idéale, elle pourra aller jusqu’à deux mois et demi pour les majors, attention cependant à ne pas surchauffer. La nymphose se fait dans un cocon, les nymphes nues sont un signe d’hygrométrie trop importante, ils donneront généralement des imagos handicapés ou ne donneront rien et seront mis au dépotoir.

INSTALLATION : Une fondation classique en tube à essai conviendra facilement à cette espèce qui s’accommodera par la suite de tout type de nid. Un terrarium au biotope semi-tropical peut aussi faire l’affaire, attention tout de même à ce que celui-ci soit de taille suffisante pour maintenir une colonie adulte sans compromettre la visibilité. Attention, cette espèce a une forte démographie et les 3 premières années, le développement est souvent fulgurant. Veillez à toujours avoir un set up à la taille des besoins de la colonie. Les évasions seront fréquentes si votre installation n’est pas sécurisée.

HYGROMÉTRIE  : On gardera cette espèce entre 65 et 80% d’hygrométrie dans l’air. À noter que ce paramètre est très important, une colonie en manque d’eau peut rapidement connaitre un pic de mortalité.

DIAPAUSE :  On les gardera 2 à 3 mois à environ 16-18°C de janvier à mars. Les ouvrières fourrageront encore mais la gyne ne pondra pas durant cette période.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : En élevage, on nourrit cette espèce avec du pseudo-miellat (en variant régulièrement les recettes) et des insectes ou bouts de viandes crues. Elles sont omnivores et opportunistes.

FOREUSE ? : Oui, surtout si la colonie manque de place.

DÉTAILS À AJOUTER : Une espèce très intéressante et de grande taille qui par ses nombreuses qualités comblera de nombreux éleveurs. Si la colonie est maintenue dans de bonnes conditions, vous pourrez rapidement voir apparaitre des sexués aux alentours de la troisième année. Le développement sera fulgurant et permettra des observations exceptionnelles.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE  : Espèce plutôt facile qui ravira les éleveurs voulant débuter dans l’élevage de fourmis exotiques grâce à son développement rapide et son activité continue.

La seule potentielle difficulté ici sera de veiller à garder une bonne hygrométrie. De nombreux éleveurs ont perdu leurs colonies parfois très grandes à la suite de canicule ou d’inattention.

L’espèce reste néanmoins très adaptable aux petites erreurs et c’est pourquoi elle n’a pas volé son titre de best-seller de l’exotique depuis maintenant de nombreuses années. Boosté par Youtube, les nombreuses informations à son sujet, ses caractéristiques attrayantes et son prix souvent très bas, surtout chez les revendeurs en Asie.
Attention à bien comparer les prix avant achat, en effet l’espèce est parfois sujette à des abus au niveau des tarifs chez certains vendeur européens.

Sources :

Instagram : damienwillerval ; one_ants ; myrmicants ; triturus_breeding

Photo de Boulette et Mahery.
Yann Margollé – Le bestiolarium
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Pixabay
PxHere
Fourmisquebec.com

Fiche rédigée par Mahé.

 

 

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