Ectomomyrmex astutus

Asie

Lecture rapide :

FAMILLE : Formicidae
SOUS-FAMILLE : Ponerinae
TRIBU : Ponerini
GENRE : Ectomomyrmex 
ESPÈCE : Ectomomyrmex astutus

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Elle a été décrite par Frederick Smith en 1858 sous le nom de “Pachycondyla astuta

NOMS VERNACULAIRES : aucun nom vernaculaire connu à ce jour.
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : “Pachycondyla astuta” est un ancien nom (1858-2014)

ÉTYMOLOGIE GENRE : “Ectomo” est une référence anatomique latine pour décrire une physionomie svelte et élancée et “myrmex” signifie “fourmi” en grec ancien.
ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : “astutus” du latin “astūtus” signifie “astucieux” au sens littéral mais ici, il présente une connotation négative. Une meilleure traduction serait donc “rusé“, “fourbe” ou encore “sadique

TAILLE GYNE : 13 MM
TAILLE OUVRIÈRES : 9-12MM
TAILLE MAJORS : ABSENTS
TAILLE MÂLES : 8-10 MM

MORPHISME : Cette espèce est plutôt polymorphique bien que les différences de taille entre les ouvrières ne soient pas très prononcées.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCE CRYPTIQUE : Oui, elle présente une, voire deux sous-espèces et se différencie difficilement de certains autres ressortissant de son genre sans analyses physionomiques et génétiques poussées.

DESCRIPTION ET PARTICULARITÉS PHYSIQUES : C’est une ponerinae de taille moyenne et de couleur noire mate. Elle présente un gastre long mesurant près de la moitié du corps de la fourmi, un thorax imposant, un pétiole prononcé de forme trapézoïdale, un mésosome sculpté et une tête large avec des mandibules taillées. Elle possède un aiguillon fonctionnel et présente une pilosité fine et très répartie.
Comme toutes les anciennes Pachycondyla, les œufs sont fins et en longueur.

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Présente dans des milieux forestiers primaires sombres et humides. Ectomomyrmex astutus préfère les forêts assez intactes on la retrouve plus rarement dans les jardins ou parcs peu entretenus. Les ouvrières chassent au sol, dans la litière et dans les strates basses de la végétation. On l’observe jusqu’à 900m d’altitude.

  

NIDIFICATION : Elle s’établit à même le sol où elle creuse des galeries peu profondes. Il est possible d’observer de petits monticules de terre à la sortie des galeries. On peut également la trouver sous les pierres ou dans les vielles souches. Les nids sont polydomiques.

DÉMOGRAPHIE : Les colonies d’Ectomomyrmex sont peu populeuses, soit 200-300 ouvrières à maturité. Cela ne les empêchent pas de pouvoir dominer une surface mesurant jusqu’à 10m^2

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Étant une ponérine, elle est donc munie d’un aiguillon fonctionnel dont elle se sert régulièrement lorsqu’elle chasse. La piqûre est assez douloureuse mais aucun cas d’allergie n’a été recensé (restez prudent tout de même). Cette espèce présente une assez forte agressivité fourrage souvent à la nuit tombée et au lever du soleil. Elle est très agressive et n’hésite pas à combattre en groupe des proies de grande taille. En période de stress, les individus non-habilités au combat recroquevillent leurs antennes sur leur tête puis restent immobiles à la manière de Pachycondyla crassinoda.
Elles sont extrêmement dominantes, et cohabitent d’ailleurs très mal avec d’autres espèces quelque soit la taille du terrarium et de l’espèce voisine.

ALIMENTATION : Dans la nature, cette espèce se nourrit principalement de petits ou grands insectes qu’elle ramène au nid pour nourrir les larves. Il lui arrive aussi occasionnellement de se nourrir de fruits tombés au sol ou autres matières sucrées.

ESSAIMAGE : Les essaimages se font aux périodes pluvieuses de l’année, selon les régions et le climat. Attention à ne pas ramasser de gyne durant la saison sèche. En effet, les gynes récoltées durant cette saison seront des gynes ayant déjà fondé et cherchant tout simplement de la nourriture pour leur couvain. Pour des raisons éthiques, il sera préférable de les laisser dans leur milieu à la manière des gynes Myrmica en Europe en début de printemps.

GYNIE : Cette espèce est monogyne.

FONDATION : indépendante et semi-claustrale. Les gynes creusent une loge dans la terre et sortent chasser pour nourrir les larves jusqu’à l’apparition des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Ectomomyrmex astutus est homodynamique : elle ne fait donc pas de diapause, et se développe tout au long de l’année. Cependant, les températures de son pays d’origine peuvent baisser aux alentours des 20 degrés en hiver, des hivers frais traduisent donc un petit ralentissement du développement notable.

L’espèce s’étend en Asie du sud et est présente également dans la partie équatorial de l’Océanie.

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : Entre 22°C et 28°C.

INSTALLATION : Pour les reines seules et jeunes fondations, cette espèce accepte les modules de fondation en béton-cellulaire avec substrat, les modules de fondation en plâtre avec substrat (cependant il est recommandé de couper le plâtre avec de la terre lors du moulage du nid pour une meilleure humidification), les tubes à essai avec substrat et les terrariums. (Ne pas élever cette espèce dans des nids en verre qui ne sont pas adapté à son déplacement, en effet elle ne peut pas s’accrocher aux surfaces lisses, elle glisserait donc en essayant tant bien que mal d’avancer.) De plus les larves ont besoin de substrat pour tisser leur cocon et nymphoser.

Pour les petites et grandes colonies, cette espèce se contente des nids en béton cellulaire-plâtre avec du substrat, cependant il est bien plus recommandé d’élever cette espèce en terrarium comme beaucoup de ponérines. Comme vu précédemment, cette espèce ne grimpe pas les parois lisses comme le verre, il sera cependant tout de même prudent d’appliquer un anti-évasion simple tel que l’huile minérale. A noter qu’il faudra prendre un terrarium de plutôt grande taille pour accueillir une colonie adulte.

Les ouvrière sont parfois agressives avec les plantes et ont tendance à enterrer les mousses, il sera donc parfois compliqué de créer des terrariums avec une grande diversité florale.

HYGROMÉTRIE : L’hygrométrie dans l’aire de chasse devra se situer entre 50% et 70%; l’hygrométrie dans le nid devra se situer entre 70% et 80%. Veiller à ce que le substrat ne soit pas détrempé pour que les larves nymphosent correctement.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : Pour ce qui est de la nourriture, elles acceptent les insectes fraîchement tués, avec une préférence pour les insectes vivants, Il sera aussi nécessaire de leur fournir de temps en temps des liquides sucrés facile à digérer comme un mélange eau-sucre ou eau-miel simple.

FOREUSE ? : Non.

FONDATION : Fondation Indépendante et semi-claustrale. Il faudra donc nourrir lors de la fondation. Le développement n’est pas très long pour une ponérine, environ 2 mois et demi/3 mois de la ponte à l’ouvrière adulte, parfois même plus. Il faudra de la patience pour faire fonder cette espèce ! A noter que cette espèce peut faire des “fausses couches”, c’est à dire que la larve dans le cocon se liquéfie au lieu de nymphoser. Cela rend parfois complexe la fondation et certains éleveurs ont ainsi perdu 3 voire 4 générations de cocons avant d’avoir leurs premières ouvrières.

DÉTAILS À AJOUTER : C’est une espèce très active et étant donné sa simplicité comparé aux autres ponérines, c’est une très bonne candidate pour se lancer dans l’élevage de ponérines et notamment dans les terrariums. Cependant, gare à la piqure, de plus, cette espèce peut donner du fil à retordre même aux éleveurs les plus chevronnés.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Difficulté moyenne voir assez difficile, en effet nous ne recommandons pas cette espèce pour les débutant en myrmécologie amateure, cependant elle reste une ponérine abordable bien que plus difficile que d’autres ponérines comme Odontomachus monticola ou Odontoponera transversa. Il faudra cependant beaucoup de rigueur et assez de patience pour obtenir des résultats plus que satisfaisants avec cette espèce qui pourra en surprendre plus d’un de par son activité importante et son agressivité.

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FICHE RÉDIGÉE PAR : One_ants

1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :

FAMILLE : Formicidae
SOUS-FAMILLE : Ponerinae
TRIBU : Ponerini
GENRE : Ectomomyrmex 
ESPÈCE : Ectomomyrmex astutus

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Elle a été décrite par Frederick Smith en 1858 sous le nom de “Pachycondyla astuta

NOMS VERNACULAIRES : aucun nom vernaculaire connu à ce jour.
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS :Pachycondyla astuta” est un ancien nom (1858-2014)

ÉTYMOLOGIE GENRE :Ectomo” est une référence anatomique latine pour décrire une physionomie svelte et élancée et “myrmex” signifie “fourmi” en grec ancien.
ÉTYMOLOGIE ESPÈCE :astutus” du latin “astūtus” signifie “astucieux” au sens littéral mais ici, il présente une connotation négative. Une meilleure traduction serait donc “rusé“, “fourbe” ou encore “sadique

 

2) MORPHOLOGIE ET IDENTIFICATION :

TAILLE GYNE : 13 MM
TAILLE OUVRIÈRES : 9-12MM
TAILLE MAJORS : ABSENTS
TAILLE MÂLES : 8-10 MM

MORPHISME : Cette espèce est plutôt polymorphique bien que les différences de taille entre les ouvrières ne soient pas très prononcées.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCE CRYPTIQUE : Oui, elle présente une, voire deux sous-espèces et se différencie difficilement de certains autres ressortissant de son genre sans analyses physionomiques et génétiques poussées.

DESCRIPTION ET PARTICULARITÉS PHYSIQUES : C’est une ponerinae de taille moyenne et de couleur noire mate. Elle présente un gastre long mesurant près de la moitié du corps de la fourmi, un thorax imposant, un pétiole prononcé de forme trapézoïdale, un mésosome sculpté et une tête large avec des mandibules taillées. Elle possède un aiguillon fonctionnel et présente une pilosité fine et très répartie.
Comme toutes les anciennes Pachycondyla, les œufs sont fins et en longueur.

 

3) BIOLOGIE :

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Présente dans des milieux forestiers primaires sombres et humides. Ectomomyrmex astutus préfère les forêts assez intactes on la retrouve plus rarement dans les jardins ou parcs peu entretenus. Les ouvrières chassent au sol, dans la litière et dans les strates basses de la végétation. On l’observe jusqu’à 900m d’altitude.

 

NIDIFICATION : Elle s’établit à même le sol où elle creuse des galeries peu profondes. Il est possible d’observer de petits monticules de terre à la sortie des galeries. On peut également la trouver sous les pierres ou dans les vielles souches. Les nids sont polydomiques.

DÉMOGRAPHIE : Les colonies d’Ectomomyrmex sont peu populeuses, soit 200-300 ouvrières à maturité. Cela ne les empêchent pas de pouvoir dominer une surface mesurant jusqu’à 10m^2

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Étant une ponérine, elle est donc munie d’un aiguillon fonctionnel dont elle se sert régulièrement lorsqu’elle chasse. La piqûre est assez douloureuse mais aucun cas d’allergie n’a été recensé (restez prudent tout de même). Cette espèce présente une assez forte agressivité fourrage souvent à la nuit tombée et au lever du soleil. Elle est très agressive et n’hésite pas à combattre en groupe des proies de grande taille. En période de stress, les individus non-habilités au combat recroquevillent leurs antennes sur leur tête puis restent immobiles à la manière de Pachycondyla crassinoda.
Elles sont extrêmement dominantes, et cohabitent d’ailleurs très mal avec d’autres espèces quelque soit la taille du terrarium et de l’espèce voisine.

ALIMENTATION : Dans la nature, cette espèce se nourrit principalement de petits ou grands insectes qu’elle ramène au nid pour nourrir les larves. Il lui arrive aussi occasionnellement de se nourrir de fruits tombés au sol ou autres matières sucrées.

ESSAIMAGE : Les essaimages se font aux périodes pluvieuses de l’année, selon les régions et le climat. Attention à ne pas ramasser de gyne durant la saison sèche. En effet, les gynes récoltées durant cette saison seront des gynes ayant déjà fondé et cherchant tout simplement de la nourriture pour leur couvain. Pour des raisons éthiques, il sera préférable de les laisser dans leur milieu à la manière des gynes Myrmica en Europe en début de printemps.

GYNIE : Cette espèce est monogyne.

FONDATION : indépendante et semi-claustrale. Les gynes creusent une loge dans la terre et sortent chasser pour nourrir les larves jusqu’à l’apparition des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Ectomomyrmex astutus est homodynamique : elle ne fait donc pas de diapause, et se développe tout au long de l’année. Cependant, les températures de son pays d’origine peuvent baisser aux alentours des 20 degrés en hiver, des hivers frais traduisent donc un petit ralentissement du développement notable.

 

4) RÉPARTITION :

L’espèce s’étend en Asie du sud et est présente également dans la partie équatorial de l’Océanie.

5) ÉLEVAGE :

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : Entre 22°C et 28°C.

INSTALLATION : Pour les reines seules et jeunes fondations, cette espèce accepte les modules de fondation en béton-cellulaire avec substrat, les modules de fondation en plâtre avec substrat (cependant il est recommandé de couper le plâtre avec de la terre lors du moulage du nid pour une meilleure humidification), les tubes à essai avec substrat et les terrariums. (Ne pas élever cette espèce dans des nids en verre qui ne sont pas adapté à son déplacement, en effet elle ne peut pas s’accrocher aux surfaces lisses, elle glisserait donc en essayant tant bien que mal d’avancer.) De plus les larves ont besoin de substrat pour tisser leur cocon et nymphoser.

Pour les petites et grandes colonies, cette espèce se contente des nids en béton cellulaire-plâtre avec du substrat, cependant il est bien plus recommandé d’élever cette espèce en terrarium comme beaucoup de ponérines. Comme vu précédemment, cette espèce ne grimpe pas les parois lisses comme le verre, il sera cependant tout de même prudent d’appliquer un anti-évasion simple tel que l’huile minérale. A noter qu’il faudra prendre un terrarium de plutôt grande taille pour accueillir une colonie adulte.

Les ouvrière sont parfois agressives avec les plantes et ont tendance à enterrer les mousses, il sera donc parfois compliqué de créer des terrariums avec une grande diversité florale.

HYGROMÉTRIE : L’hygrométrie dans l’aire de chasse devra se situer entre 50% et 70%; l’hygrométrie dans le nid devra se situer entre 70% et 80%. Veiller à ce que le substrat ne soit pas détrempé pour que les larves nymphosent correctement.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : Pour ce qui est de la nourriture, elles acceptent les insectes fraîchement tués, avec une préférence pour les insectes vivants, Il sera aussi nécessaire de leur fournir de temps en temps des liquides sucrés facile à digérer comme un mélange eau-sucre ou eau-miel simple.

FOREUSE ? : Non.

FONDATION : Fondation Indépendante et semi-claustrale. Il faudra donc nourrir lors de la fondation. Le développement n’est pas très long pour une ponérine, environ 2 mois et demi/3 mois de la ponte à l’ouvrière adulte, parfois même plus. Il faudra de la patience pour faire fonder cette espèce ! A noter que cette espèce peut faire des “fausses couches”, c’est à dire que la larve dans le cocon se liquéfie au lieu de nymphoser. Cela rend parfois complexe la fondation et certains éleveurs ont ainsi perdu 3 voire 4 générations de cocons avant d’avoir leurs premières ouvrières.

DÉTAILS À AJOUTER : C’est une espèce très active et étant donné sa simplicité comparé aux autres ponérines, c’est une très bonne candidate pour se lancer dans l’élevage de ponérines et notamment dans les terrariums. Cependant, gare à la piqure, de plus, cette espèce peut donner du fil à retordre même aux éleveurs les plus chevronnés.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Difficulté moyenne voir assez difficile, en effet nous ne recommandons pas cette espèce pour les débutant en myrmécologie amateure, cependant elle reste une ponérine abordable bien que plus difficile que d’autres ponérines comme Odontomachus monticola ou Odontoponera transversa. Il faudra cependant beaucoup de rigueur et assez de patience pour obtenir des résultats plus que satisfaisants avec cette espèce qui pourra en surprendre plus d’un de par son activité importante et son agressivité.

Source et crédits:

-Antwiki.org
-AntWeb.org
-Antstore.net
-Antmaps.org
-l’expérience de nos éleveurs;
-instagram @one_ants et @antschef
-pixabay Thaizeal
-antshq.co.uk

FICHE RÉDIGÉE PAR : One_ants

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