Camponotus fulvopilosus

Afrique

Lecture rapide :

FAMILLE : Formicidae
SOUS FAMILLE : Formicinae
TRIBU : Camponotini
GENRE : Camponotus
ESPÈCE : Camponotus fulvopilosus

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Espèce décrite en mars 1778 par l’homme politique suédois Charles De Geer. Il s’agit de la dernière espèce décrite par Charles De Geer puisque ce dernier est mort quelques jours après la description de l’espèce.

NOMS VERNACULAIRES : En anglais “desert sugar ants” ou “fourmi à sucre du désert”.
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Formica rufiventris et Formica pilosa sont deux anciens noms de l’espèce.

Étymologie genre : “Campo” est une racine du grec “kampé”, signifiant “courbé” et “notus” une racine latine signifiant “dos“
Étymologie espèce : Du latin “fulvo” qui signifie “roux” ou plus littéralement “de la couleur du fauve” et “pilosus” qui signifie “poil”.

TAILLE GYNE : 18 – 20 MM
Mathias Z on flickr, 3 février 2013
TAILLE OUVRIÈRES : 10 – 15 MM
Gerhard Kalytta, KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA
TAILLE MAJORS : 16-19 MM
TAILLE MÂLES : 14 MM

MORPHISME : Cette espèce est fortement polymorphe, avec des individus parfois 2 fois plus gros que d’autres au sein d’une même colonie.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCES CRYPTIQUES : Non, cette espèce se distingue aisément de toutes les autres Camponotus de sa région… ou du moins de toutes les Camponotus décrites de sa région. On notera cependant que les jeunes ouvrières dont le tégument n’est pas encore coloré peuvent ressembler à Camponotus detritus ou Camponotus storeatus.

DESCRIPTION : Camponotus fulvopilosus est une grande espèce de Camponotus vivant dans la région du Namib. Elle est très poilue au niveau du gastre. Sa pilosité est extrêmement importante car elle lui permet de se protéger des rayons du soleil. La partie antérieure (tête, thorax, pétiole et pattes) de son corps est noir mat. L’espèce possède de relativement grands yeux par rapport aux autres Camponotus, ces derniers lui permettant de se déplacer sans utiliser systématiquement de phéromones.

Elle possède 3 castes d’ouvrières (major, média, minor). Les majors sont très imposants, les plus gros mesurant presque la taille de la gyne et possédant de très puissantes mandibules, très acérées et pouvant aisément couper la peau.
Il existe plusieurs populations de Camponotus fulvopilosus et, en fonction de la provenance des gynes, le motif noir sur le gastre peut beaucoup évoluer.

Philip Herbst

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Camponotus fulvopilosus est une espèce semi-désertique, elle vit dans les zones rocailleuses très sèches. On la retrouve majoritairement en lisière de désert, en savane et dans les zones arides dégagées, bien exposées et où la végétation est basse. On l’observe de 0 à 2000 mètres d’altitude.

 

Tankwa Karoo National Park, Martin Heigan

NIDIFICATION : Les nids sont souvent à même le sol, dans la terre ou sous les pierres. La gyne creuse seule sa première loge après l’accouplement et c’est à cet endroit que vivra la colonie.

 

Padraic Flood

 

Matt Berger

DÉMOGRAPHIE : 10 000 individus, bien que ce genre de colonies ne soit que très rarement observé.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Bien que les petites colonies se fassent très discrètes car soumises à de fortes pressions, cette espèce est très dominante dans son milieu. Les grosses colonies sont très agressives, rivalisant avec les grandes Ponerinae ou Myrmicinae. Elles sont capables de se défendre en déposant des gouttes d’acide formique sur leur proie/agresseur.
Camponotus fulvopilosus forme un complexe d’espèces apparentées avec Camponotus detritus et Camponotus storeatus. Bien que ces espèces partagent les mêmes capacités d’adaptation aux températures extrêmes, elles ne se rencontrent que très peu car ne vivant pas sur la même niche écologique (C. fulvopilosus vit dans des zones beaucoup plus végétalisées de C. detritus).
Camponotus fulvopilosus est diurne, en journée les ouvrières fourragent seules ou en groupes à la recherche de nourriture. La nuit, l’espèce est pratiquement inactive ; les majors participent activement à la recherche de nourriture, chez cette espèce de Camponotus on observe une physogastrie moindre en comparaison à d’autres espèces de Camponotus.
Les majors sont très agressifs et sont souvent amenés à chasser de petites proies. Il existerait deux formes de majors chez Camponotus fulvopilosus : des majors dit “classiques” avec une tête concave et très développée et des majors dit “super-majors” avec une tête extrêmement développée et une envergure beaucoup plus importante.
Lors de leur déplacement, les ouvrières relèvent leur gastre à la manière des Cataglyphis pour se déplacer plus vite sur la sable chaud.

 

Major venant de naître.

ALIMENTATION : Dans la nature cette espèce se nourrit principalement de miellat et de nectar provenant des pucerons qu’elle élève et des plantes grasses présentes dans son écosystème. Cette espèce est également frugivore, charognarde et se nourrira donc d’insectes ou de viandes. C’est donc une espèce omnivore et plutôt opportuniste, bien qu’en captivité certaines colonies puissent devenir difficiles avec le temps. En captivité on nourrira cette espèce avec des liquides sucrés à base de miel, de lait, de sucre roux ou tout autre mélange, de quelques fruits BIO et d’insectes vivants (adapter les proies à la colonie), fraîchement tués ou congelés. Il ne faudra pas négliger l’apport d’insectes qui devra être beaucoup plus important que chez les Camponotus européennes.

ESSAIMAGE : Les essaimages se font le matin après une pluie, généralement il suffit de 3 ou 4 millimètres de pluie pour les déclencher. Bien qu’aucune période d’essaimage ne soit définie, il semblerait que l’espèce essaime de mars à mai ainsi que d’octobre à novembre.

 

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

GYNIE : Cette espèce est strictement monogyne et ne pratique pas l’oligogynie, on suppose cependant que les colonies peuvent fonder par pléométrose.

FONDATION : La fondation est indépendante et claustrale. La gyne ne sort pas de sa loge et nourrit ses larves avec ses réserves jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Le cycle de Camponotus fulvopilosus est endogène hétérodynamique, la diapause est déclenchée par l’horloge biologique de l’animal indépendamment des conditions extérieures. Une éventuelle diapause se ferait durant l’été européen, la diapause est “australe”. Ici, les ouvrières fourragent toute l’année, seule la gyne s’arrête de pondre durant certaines périodes indéfinies de l’année.
Le succès de Camponotus fulvopilosus repose sur le fait que l’espèce est capable de produire un grand nombre d’ouvrières rapidement en ayant constamment du couvain à nourrir.

Camponotus fulvopilosus se retrouve dans la partie sud du continent Africain, principalement en Afrique du Sud, au Botswana et en Namibie. Son aire de répartition pourrait encore s’agrandir avec les prochaines études scientifiques sur l’espèce, sa présence est soupçonnée au Swaziland, au Burundi et au Mozambique. On notera cependant que Camponotus fulvopilosus est beaucoup plus présente à l’Ouest du continent, elle ne s’observe que très localement à l’Est.

https://antmaps.org/?mode=species&species=Camponotus.fulvopilosus

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 31 à 37 °C. cette espèce est thermophile, la température influencera le temps de développement du couvain. L’espèce a besoin d’une température très importante dans le nid comme dans l’ADC, il sera conseillé de fournir aux colonies un ou plusieurs points chauds et points froids. Si la température est trop basse, le couvain meurt, attention cependant à ne pas surchauffer.
La nymphose se fait dans un cocon, les nymphes nues sont un signe d’hygrométrie trop importante, elles donneront généralement des imagos handicapés ou ne donneront rien et seront mis au dépotoir.

SET UP : En élevage, on privilégiera le tube (18mm ou 20mm) pour la fondation, puis la majorité des éleveurs proposera un nid en béton cellulaire ou en ciment. Il est également possible de les élever dans un nid en bois. Cependant, certains ont choisi avec succès une option plus naturelle : le terrarium. Nous conseillons cependant de réaliser un terrarium “hybride” (nid accompagné d’une ADC en terrarium) et non un terrarium creusable car la sécheresse du milieu risque de faire s’effondrer les galeries dans le substrat.

HYGROMÉTRIE : Il ne faudra pas humidifier le nid, en terrarium une à deux légères pulvérisations d’eau seront suffisantes. Cependant la présence d’un abreuvoir sera obligatoire.

DIAPAUSE : Pas de changement obligatoire des conditions de maintien pour cette espèce mais une baisse des températures en été vous sera conseillée si vos colonies sont en provenance d’Afrique du Sud.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : En élevage on nourrit cette espèce avec du pseudo-miellat (en variant régulièrement les recettes) et des insectes ou bouts de viandes crues. Elles sont omnivores et opportunistes. Nous vous conseillons de leur fournir des insectes tous les jours, l’espèce est très carnivore en comparaison à d’autres Camponotus.

FOREUSE ? : Cette espèce est foreuse et pourra aisément percer le plâtre.

FONDATION : Il faudra placer la gyne dans un tube à essai préparé pour la fondation. La première génération compte généralement 5 ou 6 ouvrières. Il faudra maintenir la gyne dans le plus grand calme à l’abri de la lumière et des vibrations. Dès l’arrivée des ouvrières, placez une ADC et nourrissez régulièrement avec des liquides sucrés.
Nous vous conseillons de laisser le choix à la gyne de fonder dans un tube avec ou sans réserve d’eau, il semblerait qu’ajouter quelques grammes de sable dans le tube soit bénéfique pour la fondation.

DÉTAILS À AJOUTER : Une espèce géniale et de grande taille qui, par ses nombreuses qualités et ses couleurs splendides, ravira tous les éleveurs ayant la chance de l’observer. Une espèce très prisée des éleveurs, peut-être l’une des Camponotus les plus chères du marché, il vous faudra débourser plusieurs centaines d’euros pour obtenir une petite fondation chez certaines boutiques allemandes. A noter que l’espèce a un développement très rapide et qu’il vous faudra prévoir une installation de grande taille après quelques années de développement.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Une espèce présente sur le marché depuis bon nombre d’années mais toujours rare en élevage à cause de son prix. Elle semble relativement facile à maintenir tant que les apports en insectes et la température sont correctes.

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  • Wikimedia commons
  • Mohamed Desai

FICHE RÉDIGÉE PAR :  Ameisen_julius, ju ant, Antoine DV et One Ants.

1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :

FAMILLE : Formicidae
SOUS FAMILLE : Formicinae
TRIBU : Camponotini
GENRE : Camponotus
ESPÈCE : Camponotus fulvopilosus

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Espèce décrite en mars 1778 par l’homme politique suédois Charles De Geer. Il s’agit de la dernière espèce décrite par Charles De Geer puisque ce dernier est mort quelques jours après la description de l’espèce.

NOMS VERNACULAIRES : En anglais “desert sugar ants” ou “fourmi à sucre du désert”.
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Formica rufiventris et Formica pilosa sont deux anciens noms de l’espèce.

Étymologie genre : “Campo” est une racine du grec “kampé”, signifiant “courbé” et “notus” une racine latine signifiant “dos“
Étymologie espèce : Du latin “fulvo” qui signifie “roux” ou plus littéralement “de la couleur du fauve” et “pilosus” qui signifie “poil”.

2) MORPHOLOGIE ET IDENTIFICATION :

TAILLE GYNE : 18 – 20 MM

TAILLE OUVRIÈRES : 10 – 15 MM

TAILLE MAJORS : 16-19 MM

TAILLE MÂLES : 14 MM

MORPHISME : Cette espèce est fortement polymorphe, avec des individus parfois 2 fois plus gros que d’autres au sein d’une même colonie.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCES CRYPTIQUES : Non, cette espèce se distingue aisément de toutes les autres Camponotus de sa région… ou du moins de toutes les Camponotus décrites de sa région. On notera cependant que les jeunes ouvrières dont le tégument n’est pas encore coloré peuvent ressembler à Camponotus detritus ou Camponotus storeatus.

DESCRIPTION : Camponotus fulvopilosus est une grande espèce de Camponotus vivant dans la région du Namib. Elle est très poilue au niveau du gastre. Sa pilosité est extrêmement importante car elle lui permet de se protéger des rayons du soleil. La partie antérieure (tête, thorax, pétiole et pattes) de son corps est noir mat. L’espèce possède de relativement grands yeux par rapport aux autres Camponotus, ces derniers lui permettant de se déplacer sans utiliser systématiquement de phéromones.

Elle possède 3 castes d’ouvrières (major, média, minor). Les majors sont très imposants, les plus gros mesurant presque la taille de la gyne et possédant de très puissantes mandibules, très acérées et pouvant aisément couper la peau.
Il existe plusieurs populations de Camponotus fulvopilosus et, en fonction de la provenance des gynes, le motif noir sur le gastre peut beaucoup évoluer.

3) BIOLOGIE :

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Camponotus fulvopilosus est une espèce semi-désertique, elle vit dans les zones rocailleuses très sèches. On la retrouve majoritairement en lisière de désert, en savane et dans les zones arides dégagées, bien exposées et où la végétation est basse. On l’observe de 0 à 2000 mètres d’altitude.

NIDIFICATION : Les nids sont souvent à même le sol, dans la terre ou sous les pierres. La gyne creuse seule sa première loge après l’accouplement et c’est à cet endroit que vivra la colonie.

 

DÉMOGRAPHIE : 10 000 individus, bien que ce genre de colonies ne soit que très rarement observé.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Bien que les petites colonies se fassent très discrètes car soumises à de fortes pressions, cette espèce est très dominante dans son milieu. Les grosses colonies sont très agressives, rivalisant avec les grandes Ponerinae ou Myrmicinae. Elles sont capables de se défendre en déposant des gouttes d’acide formique sur leur proie/agresseur.
Camponotus fulvopilosus forme un complexe d’espèces apparentées avec Camponotus detritus et Camponotus storeatus. Bien que ces espèces partagent les mêmes capacités d’adaptation aux températures extrêmes, elles ne se rencontrent que très peu car ne vivant pas sur la même niche écologique (C. fulvopilosus vit dans des zones beaucoup plus végétalisées de C. detritus).
Camponotus fulvopilosus est diurne, en journée les ouvrières fourragent seules ou en groupes à la recherche de nourriture. La nuit, l’espèce est pratiquement inactive ; les majors participent activement à la recherche de nourriture, chez cette espèce de Camponotus on observe une physogastrie moindre en comparaison à d’autres espèces de Camponotus.
Les majors sont très agressifs et sont souvent amenés à chasser de petites proies. Il existerait deux formes de majors chez Camponotus fulvopilosus : des majors dit “classiques” avec une tête concave et très développée et des majors dit “super-majors” avec une tête extrêmement développée et une envergure beaucoup plus importante.
Lors de leur déplacement, les ouvrières relèvent leur gastre à la manière des Cataglyphis pour se déplacer plus vite sur la sable chaud.

 

ALIMENTATION : Dans la nature cette espèce se nourrit principalement de miellat et de nectar provenant des pucerons qu’elle élève et des plantes grasses présentes dans son écosystème. Cette espèce est également frugivore, charognarde et se nourrira donc d’insectes ou de viandes. C’est donc une espèce omnivore et plutôt opportuniste, bien qu’en captivité certaines colonies puissent devenir difficiles avec le temps. En captivité on nourrira cette espèce avec des liquides sucrés à base de miel, de lait, de sucre roux ou tout autre mélange, de quelques fruits BIO et d’insectes vivants (adapter les proies à la colonie), fraîchement tués ou congelés. Il ne faudra pas négliger l’apport d’insectes qui devra être beaucoup plus important que chez les Camponotus européennes.

ESSAIMAGE : Les essaimages se font le matin après une pluie, généralement il suffit de 3 ou 4 millimètres de pluie pour les déclencher. Bien qu’aucune période d’essaimage ne soit définie, il semblerait que l’espèce essaime de mars à mai ainsi que d’octobre à novembre.

 

GYNIE : Cette espèce est strictement monogyne et ne pratique pas l’oligogynie, on suppose cependant que les colonies peuvent fonder par pléométrose.

FONDATION : La fondation est indépendante et claustrale. La gyne ne sort pas de sa loge et nourrit ses larves avec ses réserves jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Le cycle de Camponotus fulvopilosus est endogène hétérodynamique, la diapause est déclenchée par l’horloge biologique de l’animal indépendamment des conditions extérieures. Une éventuelle diapause se ferait durant l’été européen, la diapause est “australe”. Ici, les ouvrières fourragent toute l’année, seule la gyne s’arrête de pondre durant certaines périodes indéfinies de l’année.
Le succès de Camponotus fulvopilosus repose sur le fait que l’espèce est capable de produire un grand nombre d’ouvrières rapidement en ayant constamment du couvain à nourrir.

4) RÉPARTITION :

Camponotus fulvopilosus se retrouve dans la partie sud du continent Africain, principalement en Afrique du Sud, au Botswana et en Namibie. Son aire de répartition pourrait encore s’agrandir avec les prochaines études scientifiques sur l’espèce, sa présence est soupçonnée au Swaziland, au Burundi et au Mozambique. On notera cependant que Camponotus fulvopilosus est beaucoup plus présente à l’Ouest du continent, elle ne s’observe que très localement à l’Est.

https://antmaps.org/?mode=species&species=Camponotus.fulvopilosus

5) ÉLEVAGE :

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 31 à 37 °C. cette espèce est thermophile, la température influencera le temps de développement du couvain. L’espèce a besoin d’une température très importante dans le nid comme dans l’ADC, il sera conseillé de fournir aux colonies un ou plusieurs points chauds et points froids. Si la température est trop basse, le couvain meurt, attention cependant à ne pas surchauffer.
La nymphose se fait dans un cocon, les nymphes nues sont un signe d’hygrométrie trop importante, elles donneront généralement des imagos handicapés ou ne donneront rien et seront mis au dépotoir.

SET UP : En élevage, on privilégiera le tube (18mm ou 20mm) pour la fondation, puis la majorité des éleveurs proposera un nid en béton cellulaire ou en ciment. Il est également possible de les élever dans un nid en bois. Cependant, certains ont choisi avec succès une option plus naturelle : le terrarium. Nous conseillons cependant de réaliser un terrarium “hybride” (nid accompagné d’une ADC en terrarium) et non un terrarium creusable car la sécheresse du milieu risque de faire s’effondrer les galeries dans le substrat.

HYGROMÉTRIE : Il ne faudra pas humidifier le nid, en terrarium une à deux légères pulvérisations d’eau seront suffisantes. Cependant la présence d’un abreuvoir sera obligatoire.

DIAPAUSE : Pas de changement obligatoire des conditions de maintien pour cette espèce mais une baisse des températures en été vous sera conseillée si vos colonies sont en provenance d’Afrique du Sud.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : En élevage on nourrit cette espèce avec du pseudo-miellat (en variant régulièrement les recettes) et des insectes ou bouts de viandes crues. Elles sont omnivores et opportunistes. Nous vous conseillons de leur fournir des insectes tous les jours, l’espèce est très carnivore en comparaison à d’autres Camponotus.

FOREUSE ? : Cette espèce est foreuse et pourra aisément percer le plâtre.

FONDATION : Il faudra placer la gyne dans un tube à essai préparé pour la fondation. La première génération compte généralement 5 ou 6 ouvrières. Il faudra maintenir la gyne dans le plus grand calme à l’abri de la lumière et des vibrations. Dès l’arrivée des ouvrières, placez une ADC et nourrissez régulièrement avec des liquides sucrés.
Nous vous conseillons de laisser le choix à la gyne de fonder dans un tube avec ou sans réserve d’eau, il semblerait qu’ajouter quelques grammes de sable dans le tube soit bénéfique pour la fondation.

DÉTAILS À AJOUTER : Une espèce géniale et de grande taille qui, par ses nombreuses qualités et ses couleurs splendides, ravira tous les éleveurs ayant la chance de l’observer. Une espèce très prisée des éleveurs, peut-être l’une des Camponotus les plus chères du marché, il vous faudra débourser plusieurs centaines d’euros pour obtenir une petite fondation chez certaines boutiques allemandes. A noter que l’espèce a un développement très rapide et qu’il vous faudra prévoir une installation de grande taille après quelques années de développement.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Une espèce présente sur le marché depuis bon nombre d’années mais toujours rare en élevage à cause de son prix. Elle semble relativement facile à maintenir tant que les apports en insectes et la température sont correctes.

Sources et crédits :

  • Antmaps
  • Antwiki
  • antweb
  • Instagram @ju_ant_ @antoinedallavalle @anthk2020
  • Antkalytta
  • Lebestiolarium
  • My insecta
  • Matt Berger
  • Padraic Flood
  • Martin Heigan
  • Javier Abalos wildlife
  • Wikimedia commons
  • Mohamed Desai

 

Mohamed Desai

FICHE RÉDIGÉE PAR :  Ameisen_julius, ju ant, Antoine DV et One Ants.

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