Camponotus fedtschenkoi

Asie FICHES D'ÉLEVAGE

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/ ! \ Cette fiche est destinée à l’espèce Camponotus fedtschenkoi et non à Camponotus turkestanus avec laquelle elle est très régulièrement confondue dans des cas de non-approfondissement taxonomique. Antariums vous garantit ici que tout le contenu présent sur cette fiche ne contiendra pas d’erreur taxonomique.

FAMILLE : Formicidae

SOUS FAMILLE : Formicinae

TRIBU : Camponotini

GENRE : Camponotus

SOUS-GENRE : (Tanaemyrmex)

ESPÈCE : Camponotus fedtschenkoi

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Camponotus fedtschenkoi a été décrite en 1877 par Gustav Mayr au Kazakhstan.

NOMS VERNACULAIRES : Pas de nom vernaculaire.

SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Camponotus adi et Camponotus tichomirovi sont deux anciens noms de l’espèce.

ÉTYMOLOGIE GENRE : « Campo » est une racine du grec « kampê », signifiant « courbé/penché » et « notus » une racine latine signifiant « dos ».

ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : Cette espèce est nommée en l’honneur d’Alexei Pavlovitch Fedtschenko, explorateur, naturaliste et collectionneur russe du XIXème siècle.

TAILLE GYNE : 14-15 MM

TAILLE OUVRIÈRES : 6-11 MM

TAILLE MAJORS : 8-13 MM

TAILLE MÂLES : 9 MM
(Photo indisponible)

MORPHISME : Cette espèce est polymorphe avec des ouvrières parfois 2 fois plus grandes que d’autres.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCE CRYPTIQUE : Depuis bientôt 10 ans, Camponotus fedtschenkoi est très souvent confondue avec Camponotus turkestanus, en particulier chez les boutiques revendant des espèces asiatiques, puis par retranscription chez les éleveurs. Camponotus fedtschenkoi a un thorax et une tête sombres chez la gyne et les majors, et une présence de poils sous la tête, contrairement à Camponotus turkestanus qui est entièrement jaune orangé et dont le dessous de la tête est glabre.

DESCRIPTION : Camponotus fedtschenkoi est une espèce qui présente une coloration d’un jaune ou orange clair doublé d’une assombrissement très prononcé du thorax et de la tête chez les gynes et les majors. Cependant, les critères de colorations chez les gynes varient beaucoup, et il n’est pas rare de trouver des Camponotus fedtschenkoi uniformément noir ou jaune ; les ouvrières minors et médias sont cependant constamment jaune pale. Les ouvrières sont différenciées en trois sous-castes selon leur taille : minor, média et major. Les majors possèdent de puissantes mandibules entraînant des morsures pouvant être douloureuses. Cette espèce n’a pas d’aiguillon mais sécrète de l’acide formique. C’est une espèce à dominance nocturne et possedant des physogastries souvent conséquentes.

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Camponotus fedtschenkoi est une espèce s’accomodant aussi bien à la plaines qu’à la haute montage. On la retrouve dans la brousse, dans les zones semi-désertiques, dans les steppes eurasiennes et dans les montagnes jusqu’à 2800 mètres d’altitude. Son biotope est donc plutôt sec mais elle n’est pas pour autant xérophile.

NIDIFICATION : Les nids sont souvent à même le sol, dans la terre ou sous les pierres.

DÉMOGRAPHIE : 2 000 individus, bien que ce genre de colonies ne soit que rarement observées. Les colonies restent donc relativement petites en comparaison à d’autres espèces, cela est surement une adaptation génétique de ces dernières en raison du manque évident de ressources alimentaires dans leur biotope. A noter que le pourcentage de major au sein des colonies sera souvent très important en comparaison à d’autres espèces de Camponotus.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Camponotus fedtschenkoi est une espèce plutôt discrète dans son milieu mais pas moins agressive que d’autres Camponotus en cas de dérangement du nid. Les majors sont parfois assez placides et arborent de grandes physogastries, jouant ainsi le rôle de “pot de miel” au sein des colonies car les stress alimentaires et les hivers rudes sont fréquents dans leur milieu.

ALIMENTATION : Dans la nature cette espèce se nourrit principalement de miellat, de fruits et d’insectes ou plus rarement de viande. C’est donc une espèce omnivore et plutôt opportuniste, bien qu’en captivité certaines colonies puissent devenir difficiles avec le temps. En captivité on nourrira cette espèce avec des liquides sucrés à base de miel, de lait, de sucre roux ou tout autre mélange, de quelques fruits BIO et d’insectes vivants (adapter les proies à la colonie), fraîchement tués ou congelés.

PÉRIODE D’ESSAIMAGE : Les essaimages se font d’avril à juin.

GYNIE : Cette espèce est monogyne mais pratique la pleometrose dans son milieu naturel et semble parfois oligogyne.

FONDATION : Indépendante et claustrale. Après l’essaimage, les gynes creusent une loge dans la terre et ne se nourrissent pas jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Endogène hétérodynamique, la diapause est déclenchée par l’horloge biologique de l’animal indépendamment des conditions extérieures. 

On retrouve cette espèce dans les pays suivants : Afghanistan, Armenie, Chine, Iran, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Russie, Turquie et Turkmenistan.

https://antmaps.org/?mode=species&species=Camponotus.fedtschenkoi

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 23-27°C

INSTALLATION : La fondation en tube classique avec réserve d’eau est conseillée mais toujours accompagnée d’un second tube sans réserve d’eau car certaines populations semblent apprécier une hygrométrie faible. On pourra ensuite passer la colonie dans un nid, tout type de nid devrait lui convenir. On peut aussi opter pour un terrarium plutôt sec mais végétalisé, en raccord avec son biotope pour une solution plus naturelle.

HYGROMÉTRIE : 30-50% dans l’aire de chasse et 50-70% maximum dans le nid.

DIAPAUSE : Un diapause entre 14 et 16°C pendant 3 mois sera à prévoir.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : En élevage, on nourrit cette espèce avec du pseudo-miellat (en variant régulièrement les recettes) et des insectes ou bouts de viandes crues. Elles sont omnivores et opportunistes.

FONDATION : Il faudra placer la gyne dans un tube à essai préparé pour la fondation. La première génération compte généralement cinq ou 6 ouvrières. Il faudra maintenir la gyne dans le plus grand calme à l’abri de la lumière et des vibrations. Dès l’arrivée des ouvrières, placez une ADC et nourrir régulièrement avec des liquides sucrés.

FOREUSE ? : Oui, si la colonie manque de place.

DÉTAILS À AJOUTER C’est une espèce de difficulté abordable. Idéale pour se lancer dans l’exotique à bas prix et sans mésaventures pourvue que le fournisseur soit de qualité.

/ ! \ Cette fiche est destinée à l’espèce Camponotus fedtschenkoi et non à Camponotus turkestanus avec laquelle elle est très régulièrement confondue dans des cas de non-approfondissement taxonomique. Antariums vous garantit ici que tout le contenu présent sur cette fiche ne contiendra pas d’erreur taxonomique.

1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :

FAMILLE : Formicidae

SOUS FAMILLE : Formicinae

TRIBU : Camponotini

GENRE : Camponotus

SOUS-GENRE : (Tanaemyrmex)

ESPÈCE : Camponotus fedtschenkoi

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Camponotus fedtschenkoi a été décrite en 1877 par Gustav Mayr au Kazakhstan.

NOMS VERNACULAIRES : Pas de nom vernaculaire.

SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Camponotus adi et Camponotus tichomirovi sont deux anciens noms de l’espèce.

ÉTYMOLOGIE GENRE : « Campo » est une racine du grec « kampê », signifiant « courbé/penché » et « notus » une racine latine signifiant « dos ».

ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : Cette espèce est nommée en l’honneur d’Alexei Pavlovitch Fedtschenko, explorateur, naturaliste et collectionneur russe du XIXème siècle.

2) MORPHOLOGIE IDENTIFICATION :

TAILLE GYNE : 14-15 MM

TAILLE OUVRIÈRES : 6-11 MM

TAILLE MAJORS : 8-13 MM

TAILLE MÂLES : 9 MM
(Photo indisponible)

MORPHISME : Cette espèce est polymorphe avec des ouvrières parfois 2 fois plus grandes que d’autres.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCE CRYPTIQUE : Depuis bientôt 10 ans, Camponotus fedtschenkoi est très souvent confondue avec Camponotus turkestanus, en particulier chez les boutiques revendant des espèces asiatiques, puis par retranscription chez les éleveurs. Camponotus fedtschenkoi a un thorax et une tête sombres chez la gyne et les majors, et une présence de poils sous la tête, contrairement à Camponotus turkestanus qui est entièrement jaune orangé et dont le dessous de la tête est glabre.

DESCRIPTION : Camponotus fedtschenkoi est une espèce qui présente une coloration d’un jaune ou orange clair doublé d’une assombrissement très prononcé du thorax et de la tête chez les gynes et les majors. Cependant, les critères de colorations chez les gynes varient beaucoup, et il n’est pas rare de trouver des Camponotus fedtschenkoi uniformément noir ou jaune ; les ouvrières minors et médias sont cependant constamment jaune pale. Les ouvrières sont différenciées en trois sous-castes selon leur taille : minor, média et major. Les majors possèdent de puissantes mandibules entraînant des morsures pouvant être douloureuses. Cette espèce n’a pas d’aiguillon mais sécrète de l’acide formique. C’est une espèce à dominance nocturne et possedant des physogastries souvent conséquentes.

3) BIOLOGIE :

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Camponotus fedtschenkoi est une espèce s’accomodant aussi bien à la plaines qu’à la haute montage. On la retrouve dans la brousse, dans les zones semi-désertiques, dans les steppes eurasiennes et dans les montagnes jusqu’à 2800 mètres d’altitude. Son biotope est donc plutôt sec mais elle n’est pas pour autant xérophile.

NIDIFICATION : Les nids sont souvent à même le sol, dans la terre ou sous les pierres.

DÉMOGRAPHIE : 2 000 individus, bien que ce genre de colonies ne soit que rarement observées. Les colonies restent donc relativement petites en comparaison à d’autres espèces, cela est surement une adaptation génétique de ces dernières en raison du manque évident de ressources alimentaires dans leur biotope. A noter que le pourcentage de major au sein des colonies sera souvent très important en comparaison à d’autres espèces de Camponotus.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Camponotus fedtschenkoi est une espèce plutôt discrète dans son milieu mais pas moins agressive que d’autres Camponotus en cas de dérangement du nid. Les majors sont parfois assez placides et arborent de grandes physogastries, jouant ainsi le rôle de “pot de miel” au sein des colonies car les stress alimentaires et les hivers rudes sont fréquents dans leur milieu.

ALIMENTATION : Dans la nature cette espèce se nourrit principalement de miellat, de fruits et d’insectes ou plus rarement de viande. C’est donc une espèce omnivore et plutôt opportuniste, bien qu’en captivité certaines colonies puissent devenir difficiles avec le temps. En captivité on nourrira cette espèce avec des liquides sucrés à base de miel, de lait, de sucre roux ou tout autre mélange, de quelques fruits BIO et d’insectes vivants (adapter les proies à la colonie), fraîchement tués ou congelés.

PÉRIODE D’ESSAIMAGE : Les essaimages se font d’avril à juin.

GYNIE : Cette espèce est monogyne mais pratique la pleometrose dans son milieu naturel et semble parfois oligogyne.

FONDATION : Indépendante et claustrale. Après l’essaimage, les gynes creusent une loge dans la terre et ne se nourrissent pas jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Endogène hétérodynamique, la diapause est déclenchée par l’horloge biologique de l’animal indépendamment des conditions extérieures. 

4) RÉPARTITION :

On retrouve cette espèce dans les pays suivants : Afghanistan, Armenie, Chine, Iran, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Russie, Turquie et Turkmenistan.

5) ÉLEVAGE :

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 23-27°C

INSTALLATION : La fondation en tube classique avec réserve d’eau est conseillée mais toujours accompagnée d’un second tube sans réserve d’eau car certaines populations semblent apprécier une hygrométrie faible. On pourra ensuite passer la colonie dans un nid, tout type de nid devrait lui convenir. On peut aussi opter pour un terrarium plutôt sec mais végétalisé, en raccord avec son biotope pour une solution plus naturelle.

HYGROMÉTRIE : 30-50% dans l’aire de chasse et 50-70% maximum dans le nid.

DIAPAUSE : Un diapause entre 14 et 16°C pendant 3 mois sera à prévoir.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : En élevage, on nourrit cette espèce avec du pseudo-miellat (en variant régulièrement les recettes) et des insectes ou bouts de viandes crues. Elles sont omnivores et opportunistes.

FONDATION : Il faudra placer la gyne dans un tube à essai préparé pour la fondation. La première génération compte généralement cinq ou 6 ouvrières. Il faudra maintenir la gyne dans le plus grand calme à l’abri de la lumière et des vibrations. Dès l’arrivée des ouvrières, placez une ADC et nourrir régulièrement avec des liquides sucrés.

FOREUSE ? : Oui, si la colonie manque de place.

DÉTAILS À AJOUTER C’est une espèce de difficulté abordable. Idéale pour se lancer dans l’exotique à bas prix et sans mésaventures pourvue que le fournisseur soit de qualité.

Sources :
Pixabay
MikroMir Ants
kraina-mrowek.pl
artfourmis
Ju ants
Myrmicants (Nathan)
Fourmi des Plaines
ANTCAT :

https://www.antcat.org/references/143313
https://www.antcat.org/references/123785
https://www.antcat.org/references/125017
https://www.antcat.org/references/124745
https://www.antcat.org/references/125146
https://www.antcat.org/references/129149
https://www.antcat.org/references/129149

Fiche rédigée par GentilBébéphok

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