Diacamma rugosum

Asie

Lecture rapide :

FAMILLE : Formicidae
SOUS-FAMILLE : Ponerinae
TRIBU : Ponerini
GENRE : Diacamma
ESPÈCE : Diacamma rugosum

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Le Guillou, 1842 (sous le nom de Ponera rugosa)

NOMS VERNACULAIRES : Queenless ant (anglais) et en français “fourmi panthère”.
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Aucun synonyme n’est actuellement utilisé.

ÉTYMOLOGIE GENRE : Incertain, peut être du grec “diakonos” signifiant “messager”.
ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : Du latin rugosus, « ridé, rugueux ».

TAILLE OUVRIÈRES : 11-12 MM

TAILLE MÂLES : 10-11 MM

Mâle de Diacamma sp. aff. rugosum, différenciation avec les espèces proches impossible sur photographie.

MORPHISME : Monomorphe, la taille des ouvrières d’une même colonie reste assez constante.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCES CRYPTIQUES : Le genre Diacamma comporte une relative variété d’espèces souvent très difficiles à distinguer les unes des autres ; reconnaître Diacamma rugosum parmi celles-ci n’est ainsi pas une tâche aisée sans observation à la loupe binoculaire. De plus, Diacamma rugosum ne comporte pas moins d’une vingtaine de sous-espèces cryptiques et locales, elles aussi particulièrement difficiles à différencier. Il est coutume de dire que pratiquement toutes les espèces de Diacamma sont indifférenciables à quelques exceptions près, comme Diacamma sclapratum qui est très grande ou Diacamma pallidum. Une très grande partie des colonies de “Diacamma rugosum” vendues sur le marché le sont sous cette appellation sans pour autant avoir été identifiées préalablement. Il n’empêche que toutes les espèces de Diacamma ont une biologie et un biotope communs.

DESCRIPTION ET PARTICULARITÉS PHYSIQUES : Les Diacamma sont des ponérines de taille moyenne, relativement hautes sur pattes et fines. La sculpture profonde de leur cuticule et leur couleur grise subtilement argentée due à leur pilosité, leur confèrent un aspect unique, très facilement reconnaissable parmi les Ponerinae. Leurs traits sont plutôt anguleux. Elles possèdent de longues antennes mobiles, des yeux noirs composés de bon usage ainsi qu’un aiguillon fonctionnel pouvant causer de très vives douleurs, gonflements, boutons et plaques rouges. La caste de gyne est absente. Les ouvrières reproductrices fécondées sont appelées “gamergates” et sont quasiment indifférenciables des autres individus sans étude individuelle des ressortissants de la colonie.

Les mâles ont quant à eux une apparence de guêpe, et une étonnante teinte orange.

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Ces fourmis se retrouvent en particulier dans les forêts tropicales, même si l’on peut également les rencontrer dans des biotopes plus ouverts tels que les clairières. Elles fourragent au sol, dans la strate herbacée et plus rarement dans la strate arbustive. On les retrouve principalement dans la litière où elles chassent agressivement tout type d’arthropodes.

NIDIFICATION : Les nids sont généralement terricoles, ou occasionnellement logés dans le bois pourri. Les colonies sont souvent polydomiques, composées de plusieurs nids satellites reliés entre eux, comportant chacun quelques dizaines d’ouvrières.

DÉMOGRAPHIE: De façon classique pour une ponerinae, les colonies matures sont peu populeuses, et ne dépassent généralement pas la barre des 300 individus.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Diacamma rugosum chasse au sol et dans la litière forestière. Ces fourragements peuvent être solitaires, ou par petits groupes d’ouvrières en « tandem-running » : une ouvrière suit une autre à la trace, en gardant les antennes en contact avec le gastre de la meneuse.

Agressives et dominantes sur leur biotope, ces fourmis entrent souvent en concurrence avec d’autres ponérines de taille similaire telles que les Odontoponera spp. ou Ectomomyrmex spp., voir avec d’autres colonies de Diacamma. Elles sont aussi sujettes aux raids d’espèces comme les Cerapachys spp.

La principale originalité comportementale des Diacamma réside dans leur système de reproduction particulier : ce genre ne possède en effet pas de gyne. Les fonctions de ponte et de dominance de la colonie sont assurées par une unique ouvrière, la gamergate, qui ne se distingue de ses consœurs que par deux organes orange, situés de part et d’autre du thorax, là où se trouvent normalement les insertions alaires des gynes ; on nomme ces organes les gemmes.

          Haut : mesosoma de gamergate, où une gemme orange est visible. Bas : mesosoma d’ouvrière lambda, où seule une cicatrice est présente.

En réalité, toutes les ouvrières émergent des cocons avec des gemmes sur leur thorax ; or, la gamergate arrache rapidement celles-ci, causant une dégénérescence des organes reproducteurs empêchant ainsi toute fécondation et tout appel chimique de mâle pour l’ouvrière mutilée.

L’espérance de vie de la gamergate n’est pas beaucoup plus longue que celle de ses congénères ; à sa mort, la première ouvrière à émerger d’un cocon conservera ses gemmes, en l’absence de gamergate pour les lui ôter, et pourra ainsi prendre le relai.

Des combats individuels intra-coloniaux sont très souvent observés au sein des colonies que ce soit pour une dominance, par discrimination coloniale ou bien pour choisir une future gamergate.

ALIMENTATION : Comme la majeure partie des ponérines, Diacamma rugosum est une chasseuse d’insectes en tout genre, particulièrement friande de termites.

Agiles et dotées d’un aiguillon redoutable doublé de fortes mandibules, elles n’ont aucun mal à exécuter des proies de leur taille avant de les ramener promptement au nid. Comme la plupart des fourmis peu évoluées, elles n’effectuent pas de trophallaxie ; tous les membres de la colonie, y compris les larves très mobiles et voraces, se nourrissent donc directement sur la proie.

Les ouvrières peuvent néanmoins faire preuve d’un relatif opportunisme, et ne rechignent pas à s’attabler sur des substances sucrées de temps à autre, dont elles ramènent au nid des fragments ou gouttes entre leurs mandibules.

ESSAIMAGE : En l’absence de gyne ailée, il n’y a pas d’essaimage à proprement parler. Les mâles sont produits continuellement en petits effectifs dans les colonies, et quittent le nid quelques jours après leur émergence pour s’envoler à la recherche d’une gamergate à féconder.

GYNIE : Monogyne ; une seule gamergate assure la reproduction de la colonie. Cependant, des observations plus récentes ont démontrées une hypothétique présence de plusieurs gamergates au sein d’une colonie avec l’installation d’une hiérarchie entre les gamergates, et par conséquent une seule reproductrice en droit de pondre à la manière des Harpegnathos. Cela laisserait donc présager la possibilité d’oligogynie.

FONDATION : Dépendante ; les nouvelles colonies ne se forment que par fission. Une partie de la colonie originale déménage, accompagnée d’une gamergate. Il est donc impossible de trouver des gamergates seules ou des colonies de moins d’une vingtaine d’ouvrières chez cette espèce.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Homodynamique ; en tant qu’espèce tropicale, les colonies de Diacamma rugosum se développent tout au long de l’année.

Diacamma rugosum est largement répartie en Asie tropicale, du Sud de la Chine jusqu’en Nouvelle-Guinée.

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : Entre 22 °C et 27 °C.

HYGROMÉTRIE : L’hygrométrie dans l’aire de chasse devra se situer entre 50 % et 70 % ; l’hygrométrie dans le nid devra quant à elle se situer entre 60 % et 80 %.

SET UP : Cette espèce accepte les modules de fondation en béton cellulaire avec substrat, les modules de fondation en plâtre avec substrat (cependant il est recommandé de couper le plâtre avec de la terre lors du moulage du nid pour une meilleure humidification), les tubes à essai avec substrat et les terrariums.
Attention ; cette espèce grimpe très facilement aux surfaces lisses, il faudra donc veiller à mettre de l’anti-évasion, voir un couvercle. Elles sont également très sales, nous vous déconseillons donc de l’utiliser en terrarium planté ou d’apparat.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : Elles acceptent tout type d’insecte fraîchement tué mais ont une préférence pour les insectes vivants. Il sera aussi nécessaire de leur fournir de temps en temps des liquides sucrés faciles à digérer, comme un mélange eau-sucre ou eau-miel simple dont elles raffolent.

FOREUSE ? : Non. Néanmoins, elles aiment bien détruire les plantes présentes dans le terrarium.

FONDATION : Dépendante ; la fondation ne peut se faire que par bouturage, avec une gamergate accompagnée de quelques dizaines d’ouvrières. Le développement n’est pas très long pour une ponérine, environ 2 mois et demi à 3 mois de la ponte à l’ouvrière adulte, ou parfois un peu plus.

DÉTAILS À AJOUTER : C’est une espèce très active, et simple d’élevage comparée aux autres Ponerinae ; elle peut cependant donner du fil à retordre même aux éleveurs les plus chevronnés. Il ne faut surtout pas oublier la piqûre, qui est très douloureuse ; il y a de plus un engourdissement du membre piqué durant une bonne heure voir plus, et le mal persiste plus de 2 jours ; ceci sans compter les potentiels risques de réaction allergique.
Il faut faire très attention lorsqu’un insecte est mis dans l’aire de chasse ou dans le terrarium, car elles peuvent s’exciter facilement et bouger partout voir sauter un peu.

Les gamergates ne vivant pas beaucoup plus longtemps que les ouvrières lambda, il faut garder en tête que la longévité des colonies est courte, sauf si l’on tente une éventuelle reproduction en captivité.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Moyen à difficile. En effet, nous la déconseillons pour les débutants en myrmécophilie, du fait de sa douloureuse piqûre et de sa complexité d’élevage. Cette espèce demande un petit investissement pour l’acquérir. C’est néanmoins une espèce adaptée pour se lancer dans l’élevage des Ponerinae, à l’image des Odontoponera et de certaines Odontomachus, bien que son système de gamergate puisse être rebutant pour certains éleveurs.

  • Antwiki.org
  • Expérience et observations des éleveurs

Crédits des photographies :

  • Antwiki.org : spécimens d’ouvrières
  • Didier Levasseur : mâle
  • Thomas Schoch : biotope
  • instagram @antschef @one_ants
  • flickr anthony kei C
  • flickr gee (Gerard Chartier)
  • terrarium de french ants
  • flickr Steve Shattuck
  • Andrew Hardacre
  • Antschef : installation, et colonie en élevage
FICHE RÉDIGÉE PAR ANTSCHEF et CLAVIGER puis révisée par One_Ants.

1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :

FAMILLE : Formicidae
SOUS-FAMILLE : Ponerinae
TRIBU : Ponerini
GENRE : Diacamma
ESPÈCE : Diacamma rugosum

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Le Guillou, 1842 (sous le nom de Ponera rugosa)

NOMS VERNACULAIRESQueenless ant (anglais) et en français “fourmi panthère”.
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Aucun synonyme n’est actuellement utilisé.

ÉTYMOLOGIE GENRE : Incertain, peut être du grec “diakonos” signifiant “messager”.
ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : Du latin rugosus, « ridé, rugueux ».

2) MORPHOLOGIE ET IDENTIFICATION :

TAILLE OUVRIÈRES : 11-12 MM

TAILLE MÂLES : 10-11 MM

Mâle de Diacamma sp. aff. rugosum, différenciation avec les espèces proches impossible sur photographie.

MORPHISME : Monomorphe, la taille des ouvrières d’une même colonie reste assez constante.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCES CRYPTIQUES : Le genre Diacamma comporte une relative variété d’espèces souvent très difficiles à distinguer les unes des autres ; reconnaître Diacamma rugosum parmi celles-ci n’est ainsi pas une tâche aisée sans observation à la loupe binoculaire. De plus, Diacamma rugosum ne comporte pas moins d’une vingtaine de sous-espèces cryptiques et locales, elles aussi particulièrement difficiles à différencier. Il est coutume de dire que pratiquement toutes les espèces de Diacamma sont indifférenciables à quelques exceptions près, comme Diacamma sclapratum qui est très grande ou Diacamma pallidum. Une très grande partie des colonies de “Diacamma rugosum” vendues sur le marché le sont sous cette appellation sans pour autant avoir été identifiées préalablement. Il n’empêche que toutes les espèces de Diacamma ont une biologie et un biotope communs.

DESCRIPTION ET PARTICULARITÉS PHYSIQUES : Les Diacamma sont des ponérines de taille moyenne, relativement hautes sur pattes et fines. La sculpture profonde de leur cuticule et leur couleur grise subtilement argentée due à leur pilosité, leur confèrent un aspect unique, très facilement reconnaissable parmi les Ponerinae. Leurs traits sont plutôt anguleux. Elles possèdent de longues antennes mobiles, des yeux noirs composés de bon usage ainsi qu’un aiguillon fonctionnel pouvant causer de très vives douleurs, gonflements, boutons et plaques rouges. La caste de gyne est absente. Les ouvrières reproductrices fécondées sont appelées “gamergates” et sont quasiment indifférenciables des autres individus sans étude individuelle des ressortissants de la colonie.

Les mâles ont quant à eux une apparence de guêpe, et une étonnante teinte orange.

3) BIOLOGIE :

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Ces fourmis se retrouvent en particulier dans les forêts tropicales, même si l’on peut également les rencontrer dans des biotopes plus ouverts tels que les clairières. Elles fourragent au sol, dans la strate herbacée et plus rarement dans la strate arbustive. On les retrouve principalement dans la litière où elles chassent agressivement tout type d’arthropodes.

NIDIFICATION : Les nids sont généralement terricoles, ou occasionnellement logés dans le bois pourri. Les colonies sont souvent polydomiques, composées de plusieurs nids satellites reliés entre eux, comportant chacun quelques dizaines d’ouvrières.

DÉMOGRAPHIE: De façon classique pour une ponerinae, les colonies matures sont peu populeuses, et ne dépassent généralement pas la barre des 300 individus.

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Diacamma rugosum chasse au sol et dans la litière forestière. Ces fourragements peuvent être solitaires, ou par petits groupes d’ouvrières en « tandem-running » : une ouvrière suit une autre à la trace, en gardant les antennes en contact avec le gastre de la meneuse.

Agressives et dominantes sur leur biotope, ces fourmis entrent souvent en concurrence avec d’autres ponérines de taille similaire telles que les Odontoponera spp. ou Ectomomyrmex spp., voir avec d’autres colonies de Diacamma. Elles sont aussi sujettes aux raids d’espèces comme les Cerapachys spp.

La principale originalité comportementale des Diacamma réside dans leur système de reproduction particulier : ce genre ne possède en effet pas de gyne. Les fonctions de ponte et de dominance de la colonie sont assurées par une unique ouvrière, la gamergate, qui ne se distingue de ses consœurs que par deux organes orange, situés de part et d’autre du thorax, là où se trouvent normalement les insertions alaires des gynes ; on nomme ces organes les gemmes.

          Haut : mesosoma de gamergate, où une gemme orange est visible. Bas : mesosoma d’ouvrière lambda, où seule une cicatrice est présente.

En réalité, toutes les ouvrières émergent des cocons avec des gemmes sur leur thorax ; or, la gamergate arrache rapidement celles-ci, causant une dégénérescence des organes reproducteurs empêchant ainsi toute fécondation et tout appel chimique de mâle pour l’ouvrière mutilée.

L’espérance de vie de la gamergate n’est pas beaucoup plus longue que celle de ses congénères ; à sa mort, la première ouvrière à émerger d’un cocon conservera ses gemmes, en l’absence de gamergate pour les lui ôter, et pourra ainsi prendre le relai.

Des combats individuels intra-coloniaux sont très souvent observés au sein des colonies que ce soit pour une dominance, par discrimination coloniale ou bien pour choisir une future gamergate.

ALIMENTATION : Comme la majeure partie des ponérines, Diacamma rugosum est une chasseuse d’insectes en tout genre, particulièrement friande de termites.

Agiles et dotées d’un aiguillon redoutable doublé de fortes mandibules, elles n’ont aucun mal à exécuter des proies de leur taille avant de les ramener promptement au nid. Comme la plupart des fourmis peu évoluées, elles n’effectuent pas de trophallaxie ; tous les membres de la colonie, y compris les larves très mobiles et voraces, se nourrissent donc directement sur la proie.

Les ouvrières peuvent néanmoins faire preuve d’un relatif opportunisme, et ne rechignent pas à s’attabler sur des substances sucrées de temps à autre, dont elles ramènent au nid des fragments ou gouttes entre leurs mandibules.

ESSAIMAGE : En l’absence de gyne ailée, il n’y a pas d’essaimage à proprement parler. Les mâles sont produits continuellement en petits effectifs dans les colonies, et quittent le nid quelques jours après leur émergence pour s’envoler à la recherche d’une gamergate à féconder.

GYNIE : Monogyne ; une seule gamergate assure la reproduction de la colonie. Cependant, des observations plus récentes ont démontrées une hypothétique présence de plusieurs gamergates au sein d’une colonie avec l’installation d’une hiérarchie entre les gamergates, et par conséquent une seule reproductrice en droit de pondre à la manière des Harpegnathos. Cela laisserait donc présager la possibilité d’oligogynie.

FONDATION : Dépendante ; les nouvelles colonies ne se forment que par fission. Une partie de la colonie originale déménage, accompagnée d’une gamergate. Il est donc impossible de trouver des gamergates seules ou des colonies de moins d’une vingtaine d’ouvrières chez cette espèce.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Homodynamique ; en tant qu’espèce tropicale, les colonies de Diacamma rugosum se développent tout au long de l’année.

4) RÉPARTITION :

Diacamma rugosum est largement répartie en Asie tropicale, du Sud de la Chine jusqu’en Nouvelle-Guinée.

5) ÉLEVAGE :

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : Entre 22 °C et 27 °C.

HYGROMÉTRIE : L’hygrométrie dans l’aire de chasse devra se situer entre 50 % et 70 % ; l’hygrométrie dans le nid devra quant à elle se situer entre 60 % et 80 %.

SET UP : Cette espèce accepte les modules de fondation en béton cellulaire avec substrat, les modules de fondation en plâtre avec substrat (cependant il est recommandé de couper le plâtre avec de la terre lors du moulage du nid pour une meilleure humidification), les tubes à essai avec substrat et les terrariums.
Attention ; cette espèce grimpe très facilement aux surfaces lisses, il faudra donc veiller à mettre de l’anti-évasion, voir un couvercle. Elles sont également très sales, nous vous déconseillons donc de l’utiliser en terrarium planté ou d’apparat.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : Elles acceptent tout type d’insecte fraîchement tué mais ont une préférence pour les insectes vivants. Il sera aussi nécessaire de leur fournir de temps en temps des liquides sucrés faciles à digérer, comme un mélange eau-sucre ou eau-miel simple dont elles raffolent.

FOREUSE ? : Non. Néanmoins, elles aiment bien détruire les plantes présentes dans le terrarium.

FONDATION : Dépendante ; la fondation ne peut se faire que par bouturage, avec une gamergate accompagnée de quelques dizaines d’ouvrières. Le développement n’est pas très long pour une ponérine, environ 2 mois et demi à 3 mois de la ponte à l’ouvrière adulte, ou parfois un peu plus.

DÉTAILS À AJOUTER : C’est une espèce très active, et simple d’élevage comparée aux autres Ponerinae ; elle peut cependant donner du fil à retordre même aux éleveurs les plus chevronnés. Il ne faut surtout pas oublier la piqûre, qui est très douloureuse ; il y a de plus un engourdissement du membre piqué durant une bonne heure voir plus, et le mal persiste plus de 2 jours ; ceci sans compter les potentiels risques de réaction allergique.
Il faut faire très attention lorsqu’un insecte est mis dans l’aire de chasse ou dans le terrarium, car elles peuvent s’exciter facilement et bouger partout voir sauter un peu.

Les gamergates ne vivant pas beaucoup plus longtemps que les ouvrières lambda, il faut garder en tête que la longévité des colonies est courte, sauf si l’on tente une éventuelle reproduction en captivité.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Moyen à difficile. En effet, nous la déconseillons pour les débutants en myrmécophilie, du fait de sa douloureuse piqûre et de sa complexité d’élevage. Cette espèce demande un petit investissement pour l’acquérir. C’est néanmoins une espèce adaptée pour se lancer dans l’élevage des Ponerinae, à l’image des Odontoponera et de certaines Odontomachus, bien que son système de gamergate puisse être rebutant pour certains éleveurs.

Sources et crédits :

  • Antwiki.org
  • Expérience et observations des éleveurs

Crédits des photographies :

  • Antwiki.org : spécimens d’ouvrières
  • Didier Levasseur : mâle
  • Thomas Schoch : biotope
  • instagram @antschef @one_ants
  • flickr anthony kei C
  • flickr gee (Gerard Chartier)
  • terrarium de french ants
  • flickr Steve Shattuck
  • Andrew Hardacre
  • Antschef : installation, et colonie en élevage
FICHE RÉDIGÉE PAR ANTSCHEF et CLAVIGER puis révisée par One_Ants.

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