Odontomachus haematodus

Amérique du Sud

Lecture rapide :

FAMILLE : Formicidae
SOUS-FAMILLE : Ponerinae
TRIBU : Ponerini
GENRE : Odontomachus
ESPÈCE : Odontomachus haematodus

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Elle a été décrite par le suédois et précurseur de la taxonomie moderne, Carl Von Linné en 1758 grâce à un spécimen holotypique en provenance du Suriname et offert par Herman Boerhaave.

NOMS VERNACULAIRES : « Fourmis piège à mâchoire » ou en anglais « Trap-jaws ants ».
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Formica maxillosa et Odontomachus hirsutiusculus sont des anciens noms de l’espèce

ÉTYMOLOGIE GENRE : « Odontomachus » vient du latin « odonto » signifiant « dent/mâchoire » en raison des mandibules très particulières de cette espèce. Il est suivi du suffixe “machus” faisant référence à la mastication.
ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : “haemato” du grec ancien “haimato” qui signifie “sang”.

TAILLE GYNE : 12 – 13 MM
TAILLE OUVRIÈRES : 9 – 11 MM
TAILLE MAJORS : ABSENTS
TAILLE MÂLES : 8 à 10 MM

MORPHISME : Monomorphe. On notera cependant qu’avec l’évolution de la colonie, des ouvrières de taille importante peuvent apparaître, ce sera d’autant plus flagrant si les premières générations sont encore là.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCE CRYPTIQUE : Oui, Odontomachus haematodus peut être confondue avec un grand nombre d’espèces d’Odontomachus telles que O.bauri, O.brunneus, O.ruginodis, O.insularis, etc…

DESCRIPTION ET PARTICULARITÉS PHYSIQUES : Odontomachus haematodus est une Ponerinae de couleur noir/marron foncé et de taille moyenne.
Comme toutes les fourmis du genre Odontomachus, elle est connue pour sa capacité à faire claquer ses mandibules à la vitesse de 260 km/h. Cette fourmi est une des plus forte du monde, elle est capable de soulever 290 fois son poids ce qui permet à une ouvrière de soulever seule un vers morio ou une blatte. Cette espèce est de couleur noire avec une physogastrie rouge ou orange. Elle est décrite comme “haute sur ses pattes” et possède de longues antennes. Ses pattes sont parfois légèrement rougeâtres en fonction des individus.
Elle n’a pas une pilosité élevée. Sa tête est rectangulaire pour encaisser les chocs dus au claquement et ses mandibules sont longues, fines et horizontales.
Ses mandibules munies de poils finement sensibles à la manière d’une plante carnivore s’ouvrent à 180° pour effectuer un puissant claquement humainement audible. Elles peuvent piquer à la manière d’une guêpe et provoquer une démangeaison moyenne pendant environ 30 minutes. Aucun cas d’allergie n’est recensé mais cela ne la rend pas inoffensive. 

Fait intéressant : Des observations ont montré que les vielles ouvrières en fin de vie pouvaient présenter des callosités à l’avant de la tête due à une sur-utilisation des muscles mandibulaires à cause du claquement. Cela est une preuve que ce type de riposte dans le monde animal n’est pas sans conséquence pour la fourmi.

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Présente dans des milieux forestiers tropicaux primaires, en sous-bois sombres et humides. On les retrouve au sol et dans les strates basses de la végétation, elle est assez commune et s’habitue également aux zones rurales et urbaines. Elle peut se retrouver en altitude jusqu’à environ 1100m.

NIDIFICATION : Elles vivent principalement dans la litière, sous les pierres et dans le bois mort, les fondations sont assez discrètes mais les colonies adultes le sont beaucoup moins. Les nids sont polydomiques, peu profonds mais les galeries sont très abondantes et la terre labourée. On les retrouve également abondement dans des cavités naturelles de Broméliacée (comme Aechmea aquilega).

DÉMOGRAPHIE : Cette espèce fait des colonies d’environs 1000 individus à taille adulte, plus rarement des colonies de 1500 voire 2000 individus sont observées (souvent pour des cas de colonies oligogynes).

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Étant une ponérine, elle est donc munie d’un aiguillon fonctionnel dont elle se sert régulièrement lorsqu’elle chasse. Les ouvrières chassent en groupe . Elles ne pratiquent pas le tandem-running. Ces fourmis ne sont pas capables de stocker de grandes quantités de nourriture et doivent donc chasser régulièrement pour nourrir leur couvain. Les colonies peuvent avoir des caractères très différents, certaines sont agressives, d’autres plus calmes etc… Ces différences peuvent impacter l’activité des colonies, le régime alimentaire et la vitesse de développement. Lorsqu’une larve souhaite tisser son cocon, les ouvrières l’entourent de substrat afin de lui fournir un support de tissage sans quoi cette action ne serait pas possible.
Elles sont très territoriales, dans leur biotope, elles sont assez communes et rentrent régulièrement en concurrence avec des espèces de Ponerinae de plus grande taille. L’espèce se montre plutôt nocturne. Odontomachus haematodus est une “ravageuse”, elle va régulièrement déblayer et terraformer la zone dans laquelle elle niche, déracinant alors des plantes ou des champignons.

Occasionnellement, O.haematodus peut être parasité par des nématodes. Elle est également l’hôte de plusieurs espèces de guêpes et de mouches parasites.

ALIMENTATION : Dans la nature, cette espèce se nourrit presque exclusivement d’insectes de taille variable qu’elle ramène au nid pour nourrir les larves. Il lui arrive aussi occasionnellement de se nourrir des fruits tombés au sol, des nectars extra-floraux ou autres substances sucrées.

De récentes observations tendraient à croire qu’elles pratiqueraient la nécrophytophagie larvaires. C’est-à-dire que les larves pourraient occasionnellement consommer des morceaux de végétaux ou de graines pour les utiliser comme digestif ou comme antifongiques.

ESSAIMAGE : Les essaimages se font aux périodes pluvieuses de l’année ainsi qu’au petit été, selon les régions et le climat. Cependant, des gynes seules en fondation peuvent être observées toute l’année en train de fourrager.

GYNIE : Cette espèce est monogyne et probablement légèrement oligogyne.

FONDATION : Indépendante et semi-claustrale. Les gynes creusent une loge dans la terre et sortent chasser pour nourrir les larves jusqu’à l’apparition des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Odontomachus haematodus est homodynamique : elle ne fait donc pas de diapause, et se développe tout au long de l’année. Cependant, les températures de certains de ses pays d’origine peuvent baisser aux alentours des 20 degrés en hiver/saison sèches, des hivers frais traduisent donc un petit ralentissement du développement.

L’espèce se retrouve dans toute la zone néotropicale et subtropicale des trois sections du continent Américain. De manière naturelle en Amerique du Sud et centrale mais en tant qu’espèce exotique nuisible en Amerique du nord (Mexique et États-Unis). Elle a également été retrouvée dans des bâtiments à Hawaii.
La quasi totalité des spécimens vendus en Europe proviennent de Guyane française ou d’Équateur.

https://antmaps.org/?mode=species&species=Odontomachus.haematodus

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 

  • 24 à 28°C dans l’ADC
  • 22 à 26°C dans le nid (faire un point chaud et un point froid est fortement conseillé)

La préférence thermique varie particulièrement en fonction de la zone de récolte. Ainsi des colonies provenant du côté ouest de l’Amérique du Sud ou de la Cordillère des Andes requièreront une température plus fraîche (22/23) que des colonies provenant des grandes forêts de l’Est (25/26).

SET UP : Pour les reines seules et jeunes fondations, cette espèce accepte les modules de fondation en béton-cellulaire avec substrat, les modules de fondation en plâtre avec substrat (cependant il est recommandé de couper le plâtre avec de la terre lors du moulage du nid pour une meilleure humidification), les tubes à essai avec substrat et les terrariums. L’espèce ne peut pas se déplacer sur les surfaces lisses comme l’acrylique, le verre ou le plexiglas.

Pour les petites et grandes colonies, cette espèce se contente des nids en béton cellulaire/plâtre avec du substrat, cependant il est recommandé d’élever Odontomachus haematodus en terrarium. A noter que les terrariums végétalisés devront être construit sans y planter de strate végétale basse. En effet, les petites plantes ainsi que les mousses risqueraient d’être rapidement déracinées ou recouvertes de substrat.

Comme vu précédemment, cette espèce ne grimpe pas les parois lisses comme le verre, il sera tout de même prudent d’appliquer un anti-évasion simple tel que l’huile minérale. En plus de cela, les colonies en manquent de place sont régulièrement surprises entrain de coller de petits morceaux de substrat aux parois lisses afin de s’évader.

Nous conseillons un volume de 60*45*45 pour une colonie adulte.

HYGROMÉTRIE : Il faudra créer un hygrométrie importante dans l’air (60 à 80%) mais veillez à ce que le sol ne soit pas détrempé pour le bien du couvain. Créer un gradient hygrométrique dans le terrarium est conseillé.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : Elles acceptent les insectes fraîchement tués ainsi que les insectes vivants, Il sera aussi nécessaire de leur fournir de temps à autres des liquides sucrés faciles à digérer comme un mélange eau-sucre ou eau-miel. D’après les observations en élevage, les liquides sucrés ne sont pas appréciés par toutes les colonies, il vous sera donc conseillé des faire des tests des préférences gustatives sur vos colonies.

FOREUSE ? : Non, mais c’est une véritable excavatrice en terrarium

FONDATION : Fondation indépendante (ou en pléometrose) et semi-claustrale. Il faudra donc nourrir lors de la fondation. Le développement n’est pas très long pour une Ponerinae, environ 2 mois et demi de la ponte à l’ouvrière adulte.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Une espèce plutôt facile à maintenir par rapport à la majorité des Ponerinae, son prix relativement bas et sa robustesse face à de légères erreurs se révèleront être des atouts pour tout éleveur souhaitant débuter l’élevage de Ponerinae ou de poneromorphe. Cependant gare à la piqûre qui, bien que peu allergène, peu se révéler douloureuse. Nous ne recommanderons donc pas cette espèce aux débutants mais proposeront sans hésiter cette fourmi aux éleveurs de niveau intermédiaire.

– AntWiki.org
– AntWeb.org
– Instagram : One_ants, Myrmicants; antschef
– Antmaps.org
– L’expérience de nos éleveurs
– Wikimedia commons
– Antdealer
– Ants kalytta
– Antstore
– Pixabay
– Exotic-ants.de

Fiche rédigée par One_Ants

1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :

FAMILLE : Formicidae
SOUS-FAMILLE : Ponerinae
TRIBU : Ponerini
GENRE : Odontomachus
ESPÈCE : Odontomachus haematodus

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Elle a été décrite par le suédois et précurseur de la taxonomie moderne, Carl Von Linné en 1758 grâce à un spécimen holotypique en provenance du Suriname et offert par Herman Boerhaave.

NOMS VERNACULAIRES : « Fourmis piège à mâchoire » ou en anglais « Trap-jaws ants ».
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Formica maxillosa et Odontomachus hirsutiusculus sont des anciens noms de l’espèce.

ÉTYMOLOGIE GENRE : « Odontomachus » vient du latin « odonto » signifiant « dent/mâchoire » en raison des mandibules très particulières de cette espèce. Il est suivi du suffixe “machus” faisant référence à la mastication.
ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : “haemato” du grec ancien “haimato” qui signifie “sang”.

2) MORPHOLOGIE ET IDENTIFICATION :

TAILLE GYNE : 12 – 13 MM

TAILLE OUVRIÈRES : 9 – 11 MM

TAILLE MAJORS : ABSENTS

TAILLE MÂLES : 8 à 10 MM

MORPHISME : Monomorphe. On notera cependant qu’avec l’évolution de la colonie, des ouvrières de taille importante peuvent apparaître, ce sera d’autant plus flagrant si les premières générations sont encore là.

FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCE CRYPTIQUE : Oui, Odontomachus haematodus peut être confondue avec un grand nombre d’espèces d’Odontomachus telles que O.bauri, O.brunneus, O.ruginodis, O.insularis, etc…

DESCRIPTION ET PARTICULARITÉS PHYSIQUES : Odontomachus haematodus est une Ponerinae de couleur noir/marron foncé et de taille moyenne.

Comme toutes les fourmis du genre Odontomachus, elle est connue pour sa capacité à faire claquer ses mandibules à la vitesse de 260 km/h. Cette fourmi est une des plus forte du monde, elle est capable de soulever 290 fois son poids ce qui permet à une ouvrière de soulever seule un vers morio ou une blatte. Cette espèce est de couleur noire avec une physogastrie rouge ou orange. Elle est décrite comme “haute sur ses pattes” et possède de longues antennes. Ses pattes sont parfois légèrement rougeâtres en fonction des individus.

Elle n’a pas une pilosité élevée. Sa tête est rectangulaire pour encaisser les chocs dus au claquement et ses mandibules sont longues, fines et horizontales.

Ses mandibules munies de poils finement sensibles à la manière d’une plante carnivore s’ouvrent à 180° pour effectuer un puissant claquement humainement audible. Elles peuvent piquer à la manière d’une guêpe et provoquer une démangeaison moyenne pendant environ 30 minutes. Aucun cas d’allergie n’est recensé mais cela ne la rend pas inoffensive. 

Fait intéressant : Des observations ont montré que les vielles ouvrières en fin de vie pouvaient présenter des callosités à l’avant de la tête due à une sur-utilisation des muscles mandibulaires à cause du claquement. Cela est une preuve que ce type de riposte dans le monde animal n’est pas sans conséquence pour la fourmi.

3) BIOLOGIE :

DESCRIPTION DU BIOTOPE : Présente dans des milieux forestiers tropicaux primaires, en sous-bois sombres et humides. On les retrouve au sol et dans les strates basses de la végétation, elle est assez commune et s’habitue également aux zones rurales et urbaines. Elle peut se retrouver en altitude jusqu’à environ 1100m.

NIDIFICATION : Elles vivent principalement dans la litière, sous les pierres et dans le bois mort, les fondations sont assez discrètes mais les colonies adultes le sont beaucoup moins. Les nids sont polydomiques, peu profonds mais les galeries sont très abondantes et la terre labourée. On les retrouve également abondement dans des cavités naturelles de Broméliacée (comme Aechmea aquilega).

DÉMOGRAPHIE : Cette espèce fait des colonies d’environs 1000 individus à taille adulte, plus rarement des colonies de 1500 voire 2000 individus sont observées (souvent pour des cas de colonies oligogynes).

PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Étant une ponérine, elle est donc munie d’un aiguillon fonctionnel dont elle se sert régulièrement lorsqu’elle chasse. Les ouvrières chassent en groupe . Elles ne pratiquent pas le tandem-running. Ces fourmis ne sont pas capables de stocker de grandes quantités de nourriture et doivent donc chasser régulièrement pour nourrir leur couvain. Les colonies peuvent avoir des caractères très différents, certaines sont agressives, d’autres plus calmes etc… Ces différences peuvent impacter l’activité des colonies, le régime alimentaire et la vitesse de développement. Lorsqu’une larve souhaite tisser son cocon, les ouvrières l’entourent de substrat afin de lui fournir un support de tissage sans quoi cette action ne serait pas possible.

Elles sont très territoriales, dans leur biotope, elles sont assez communes et rentrent régulièrement en concurrence avec des espèces de Ponerinae de plus grande taille. L’espèce se montre plutôt nocturne. Odontomachus haematodus est une “ravageuse”, elle va régulièrement déblayer et terraformer la zone dans laquelle elle niche, déracinant alors des plantes ou des champignons.

Occasionnellement, O.haematodus peut être parasité par des nématodes. Elle est également l’hôte de plusieurs espèces de guêpes et de mouches parasites.

ALIMENTATION : Dans la nature, cette espèce se nourrit presque exclusivement d’insectes de taille variable qu’elle ramène au nid pour nourrir les larves. Il lui arrive aussi occasionnellement de se nourrir des fruits tombés au sol, des nectars extra-floraux ou autres substances sucrées.

De récentes observations tendraient à croire qu’elles pratiqueraient la nécrophytophagie larvaires. C’est-à-dire que les larves pourraient occasionnellement consommer des morceaux de végétaux ou de graines pour les utiliser comme digestif ou comme antifongiques.

ESSAIMAGE : Les essaimages se font aux périodes pluvieuses de l’année ainsi qu’au petit été, selon les régions et le climat. Cependant, des gynes seules en fondation peuvent être observées toute l’année en train de fourrager.

GYNIE : Cette espèce est monogyne et probablement légèrement oligogyne.

FONDATION : Indépendante et semi-claustrale. Les gynes creusent une loge dans la terre et sortent chasser pour nourrir les larves jusqu’à l’apparition des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Odontomachus haematodus est homodynamique : elle ne fait donc pas de diapause, et se développe tout au long de l’année. Cependant, les températures de certains de ses pays d’origine peuvent baisser aux alentours des 20 degrés en hiver/saison sèches, des hivers frais traduisent donc un petit ralentissement du développement.

4) RÉPARTITION :

L’espèce se retrouve dans toute la zone néotropicale et subtropicale des trois sections du continent Américain. De manière naturelle en Amerique du Sud et centrale mais en tant qu’espèce exotique nuisible en Amerique du nord (Mexique et États-Unis). Elle a également été retrouvée dans des bâtiments à Hawaii.
La quasi totalité des spécimens vendus en Europe proviennent de Guyane française ou d’Équateur.

https://antmaps.org/?mode=species&species=Odontomachus.haematodus

5) ÉLEVAGE :

TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 

  • 24 à 28°C dans l’ADC
  • 22 à 26°C dans le nid (faire un point chaud et un point froid est fortement conseillé)

La préférence thermique varie particulièrement en fonction de la zone de récolte. Ainsi des colonies provenant du côté ouest de l’Amérique du Sud ou de la Cordillère des Andes requièreront une température plus fraîche (22/23) que des colonies provenant des grandes forêts de l’Est (25/26).

SET UP : Pour les reines seules et jeunes fondations, cette espèce accepte les modules de fondation en béton-cellulaire avec substrat, les modules de fondation en plâtre avec substrat (cependant il est recommandé de couper le plâtre avec de la terre lors du moulage du nid pour une meilleure humidification), les tubes à essai avec substrat et les terrariums. L’espèce ne peut pas se déplacer sur les surfaces lisses comme l’acrylique, le verre ou le plexiglas.

Pour les petites et grandes colonies, cette espèce se contente des nids en béton cellulaire/plâtre avec du substrat, cependant il est recommandé d’élever Odontomachus haematodus en terrarium. A noter que les terrariums végétalisés devront être construit sans y planter de strate végétale basse. En effet, les petites plantes ainsi que les mousses risqueraient d’être rapidement déracinées ou recouvertes de substrat.

Comme vu précédemment, cette espèce ne grimpe pas les parois lisses comme le verre, il sera tout de même prudent d’appliquer un anti-évasion simple tel que l’huile minérale. En plus de cela, les colonies en manquent de place sont régulièrement surprises entrain de coller de petits morceaux de substrat aux parois lisses afin de s’évader.

Nous conseillons un volume de 60*45*45 pour une colonie adulte.

HYGROMÉTRIE : Il faudra créer un hygrométrie importante dans l’air (60 à 80%) mais veillez à ce que le sol ne soit pas détrempé pour le bien du couvain. Créer un gradient hygrométrique dans le terrarium est conseillé.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : Elles acceptent les insectes fraîchement tués ainsi que les insectes vivants, Il sera aussi nécessaire de leur fournir de temps à autres des liquides sucrés faciles à digérer comme un mélange eau-sucre ou eau-miel. D’après les observations en élevage, les liquides sucrés ne sont pas appréciés par toutes les colonies, il vous sera donc conseillé des faire des tests des préférences gustatives sur vos colonies.

FOREUSE ? : Non, mais c’est une véritable excavatrice en terrarium

FONDATION : Fondation indépendante (ou en pléometrose) et semi-claustrale. Il faudra donc nourrir lors de la fondation. Le développement n’est pas très long pour une Ponerinae, environ 2 mois et demi de la ponte à l’ouvrière adulte.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Une espèce plutôt facile à maintenir par rapport à la majorité des Ponerinae, son prix relativement bas et sa robustesse face à de légères erreurs se révèleront être des atouts pour tout éleveur souhaitant débuter l’élevage de Ponerinae ou de poneromorphe. Cependant gare à la piqûre qui, bien que peu allergène, peu se révéler douloureuse. Nous ne recommanderons donc pas cette espèce aux débutants mais proposeront sans hésiter cette fourmi aux éleveurs de niveau intermédiaire.

Sources et crédits:

– AntWiki.org
– AntWeb.org
– Instagram : One_ants, Myrmicants; antschef
– Antmaps.org
– L’expérience de nos éleveurs
– Wikimedia commons
– Antdealer
– Ants kalytta
– Antstore
– Pixabay
– Exotic-ants.de

Fiche rédigée par One_Ants

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